CHANSONGS

09/10/2016

Charles Aznavour – La critique

Filed under: Charles Aznavour,French songs — marcel barang @ 5:51 pm
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La critique (2004) The critics
Ils sont là tranquilles sans la moindre bile
Lorsque l’on panique et que mort de trac
Tous nos membres claquent devant le public.
Avec un air sombre, ils guettent dans l’ombre
Armés d’un stylo, quoi qu’on dise ou fasse
De notre cuirasse, le moindre défaut.
De gauche ou de droite, ceux que l’on mandate
Pour faire un papier n’ont, je le présume
Pas trempé leur plume dans un bénitier.
Et que peut-on faire, pauvre pot de terre
Vulnérable et seul, lorsque l’on en crève
Rengainer ses rêves et fermer sa gueule ?
=
La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Frappé de nécrose, en lisant ces proses
Qui sauf exception, ressemblent oh surprise
À des entreprises de démolition.
Si certains paniquent et neurasthéniques
Consultent des psys, d’autres se libèrent
Remuent ciel et terre, étant Dieu merci
Du genre opiniâtre, sont prêts à se battre
Et pour être mieux, cherchent un autre style
Changent de profil, plantent des cheveux.
Ça ne change guère, il reste une guerre
De papier journal fait de mots qui touchent
Là où ça fait mouche, là où ça fait mal.
=
La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Sorti du calvaire des années galères
De crève-la-faim, des galas sordides
Des soirées à bidet lorsqu’on voit enfin
Son nom qui se niche en haut de l’affiche
Ça fait chaud au cœur, puis vient la première
Où faut se les faire, contrôlant sa peur.
Après la soirée, les dés sont jetés
Déjà dans le hall, c’est fait de silence
Inquiétant et dense, miel ou vitriol.
Que ce soit le sacre ou bien le massacre
Faudra faire avec, se dit en coulisses
L’artiste au supplice sans un poil de sec.
=
La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Mais dis-toi que puisque tu as pris tes risques
T’as choisi ton bord, il te faut admettre
Que le sien est d’être, même s’il a tort
Celui qui informe, même s’il déforme
Souvent ta pensée, chacun sa manière
Et son savoir-faire, chacun son métier.
Les articles passent, d’autres prennent place
Dans les quotidiens, ainsi va la vie
Nul ne s’en soucie, nul ne s’en souvient.
Quand l’artiste en scène joue et se démène
Rien n’est important, adieu la critique
Salut le public, bravo le talent.
=
La critique, la critique, qu’elle vous porte aux nues
Ou en trois mots vous tue, la critique, la critique
Donne son unique opinion qu’est pas forcément du béton.
En fin de compte, seul le public a raison.
=
Here they are unworried and fret-free
While you panic frightened to death
All your limbs chattering before the audience.
Solemn-faced, armed with biros in the shadows
no matter what you do they keep an eye
for the least of your front’s flaws.
Left- or right-leaning, those that are mandated
to pen a piece do not, I take it
dip their quills into holy water
and what can you poor earthen pots do
vulnerable and alone, when it kills you having
to keep your dreams to yourself and shut your face?
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up.
=
Struck with necrosis as you read those pieces
which with the occasional exception resemble
what else is new, demolition works.
If some of us panic and consult shrinks
out of neurasthenia, others free themselves
and leave no stone unturned, being, thank God
of a tenacious kind and ready to fight
and, to get better, look for another style
change their profiles, and plant hairs.
Nothing much changes, the newspaper war remains
full of words that score
right where it matters, right where it hurts
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up.
=
Out of the Calvary of dog’s years
of starvation, sordid galas and failed reps
when you finally see your name
with its top billing up there
It’s heart-warming, but then comes the première
Where you must face them, fear in check.
Once the show is over, the dice are cast
already in the hall all is disquieting and dense
silence – honey or vitriol.
Be it coronation or extermination
I’ll have to live with it, the artist under torture
sweating profusely tells himself
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up
=
But tell yourself that since you took your risks
and chose your camp, you must admit
theirs is to be, even if they are wrong
the ones that inform, even if they often distort
what you meant: to each his style
and his know-how, to each his job.
Articles go stale, others take their place
in the dailies, such is life
Nobody cares, nobody remembers.
When the artist on stage plays and does his utmost
nothing else matters. Goodbye the critics
hello the audience, talent is all.
=
The critics, the critics, whether they praise you to the skies | or with three words slay you, the critics, the critics | give their unique opinions which are not necessarily watertight.
Ultimately, the public’s always right.
=
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15/12/2015

Barbara – Nantes

Cela s’écoute sur YouTube.

Nantes – 1964
=
Nantes
=
Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin
=
Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m’était encore inconnue
Je n’y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage
=
Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d’espoir
Il a demandé à vous voir

=
A l’heure de sa dernière heure
Après bien des années d’errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu’il s’en était allé
Longtemps je l’avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu’il m’était revenu
=
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m’en souviens du rendez-vous
Et j’ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d’un couloir
=
Assis près d’une cheminée
J’ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l’habit du dimanche
Je n’ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J’ai rien dit, mais à leurs regards
J’ai compris qu’il était trop tard
=
Pourtant j’étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m’a jamais revue
Il avait déjà disparu
=
Voilà, tu la connais l’histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un “je t’aime”
=
Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l’ai couché dessous les roses/À l’ombre d’une rose rose (variante)
Mon père, mon père
=
Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin
=
It’s raining over Nantes
Do give me your hand
The sky of Nantes
Depresses me no end
=
On a morning like this one
Just a year ago now
The town looked this sallow
When I left the station
Nantes was still unknown to me
I had never been there
It took this message
For me to make the trip
=
Madam, be at the meeting point
25 rue de la Grange-au-Loup
Come quickly, there’s little hope

He’s been asking for you
=
At the last moment on his deathbed
After many years of wandering
He was back right in my heart
His cry was shattering the silence
Since he had gone away
I had long been longing for him
That vagrant, that missing person
And here he was, back to me
=
25 rue de la Grange-au-loup
I do remember the rendezvous
And I engraved in my memory
That room at the end of a corridor
=
Sitting close to a fireplace
I saw four men stand up
The light was cold and white
They were wearing their Sunday bests
I didn’t ask any questions
Of these strange companions
I said nothing, but from their looks
I understood it was too late
=
Yet I had kept the rendez-vous
25 rue de la Grange-au-loup
But he never saw me again
He was already gone
=
There, you know the story
He had come back one evening
And it was his last journey
And it was his last shore
He wanted before he died
To warm himself by my smile
But he died that very night
Without an “I love you” or a farewell
=
By the path along the sea
Lying in the garden of stones
I want that in peace he may rest
I laid him down beneath the roses/In the shade of a pink rose (variant)
My father, my father
=
It’s raining over Nantes
And I remember
The sky of Nantes
Leaves my heart bereft

12/12/2015

Barbara – Dis, quand reviendras-tu ?

Cela s’écoute sur YouTube.

Dis, quand reviendras-tu ? – 1964
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Say, when will you be back?
=
Voilà combien de jours, voilà combien de nuits
Voilà combien de temps que tu es reparti
Tu m’as dit: « Cette fois, c’est le dernier voyage
Pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage
Au printemps, tu verras, je serai de retour
Le printemps, c’est joli pour se parler d’amour
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris
Et déambulerons dans les rues de Paris ! »
=
Refrain :
Dis, quand reviendras-tu?
Dis, au moins le sais-tu
Que tout le temps qui passe
Ne se rattrape guère…
Que tout le temps perdu
Ne se rattrape plus
=
Le printemps s’est enfui depuis longtemps déjà
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois
À voir Paris si beau en cette fin d’automne
Soudain je m’alanguis, je rêve, je frissonne
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne
Ton image me hante, je te parle tout bas
Et j’ai le mal d’amour, et j’ai le mal de toi
=
Refrain
=
J’ai beau t’aimer encore, j’ai beau t’aimer toujours
J’ai beau n’aimer que toi, j’ai beau t’aimer d’amour
Si tu ne comprends pas qu’il te faut revenir
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs
Je reprendrai la route, le monde m’émerveille
J’irai me réchauffer à un autre soleil
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin
Je n’ai pas la vertu des femmes de marins
=
Refrain
=
How many days, how many nights
How much time has it been since you left once againYou told me “This is the last tripFor our hearts torn apart, the last shipwreck
In spring, you’ll see, I’ll be back
Spring is nice to talk about love
Together we’ll go and see the gardens bloom
And wander about the streets of Paris”
=
Chorus:
Say, when will you be back?
Say, are you at least aware
That all the time that passes
Can’t quite be caught up again
That all the moments lost
Will never come again
=
Springtime has long since fled
Fallen leaves are cracking as wood fires burn
Seeing Paris so beautiful in late autumn
Suddenly I am listless, I dream and I shiver
I pitch and I capsize and, like the corny old song
I come and I go, gybe and turn around, I loaf about
You are haunting me, I whisper words to you
And I am lovelorn, I miss you so much
=
Chorus
=
Although I still love you, and will love you always
Though I love only you, love you through and through
If you don’t understand that you have to return
I’ll make of what was us my fondest memories
Will take the road again, the world is such a marvel
I’ll go and enjoy the warmth of some other sun
I’m not one to die of grief
I don’t have the virtue of sailors’ wives
=
Chorus
=

02/08/2015

Jacques Dutronc – Il est cinq heures, Paris s’éveille

Filed under: Autres,French songs — marcel barang @ 2:52 pm
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Avec deux mois de retard, TV5 Monde fêtait hier soir le 72ème anniversaire de Jacques Dutronc. D’où l’idée de ressusciter un de ses tubes de jadis. Cela s’écoute sur YouTube ici ou .

Il est cinq heures, Paris s’éveille – 1992
=
Five in the morning, Paris’s waking up
=
Je suis le dauphin de la place Dauphine
Et la place Blanche a mauvaise mine
Les camions sont pleins de lait
Les balayeurs sont pleins de balais
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Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
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Les travestis vont se raser
Les strip-teaseuses sont rhabillées
Les traversins sont écrasés
Les amoureux sont fatigués
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Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Le café est dans les tasses
Les cafés nettoient leurs glaces
Et sur le boulevard Montparnasse
La gare n’est plus qu’une carcasse
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Les banlieusards sont dans les gares
A la Villette on tranche le lard
Paris by night regagne les cars
Les boulangers font des bâtards
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Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
La tour Eiffel a froid aux pieds
L’Arc de Triomphe est ranimé
Et l’Obélisque est bien dressé
Entre la nuit et la journée
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Les journaux sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C’est l’heure où je vais me coucher
=
Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n’ai pas sommeil
=
I’m the odd one out Place Dauphine
And Place Blanche doesn’t look good
The lorries are full of milk
The sweepers are full of brooms
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The drag queens are off to shave
The strippers have put their clothes back on
The bolster pillows are being crushed
The lovers are tired
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The morning coffee’s in the cups
The cafes are cleaning their windows
And on Boulevard Montparnasse
The station by now’s nothing but a carcass
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
Commuters are filling the railway stations
At La Villette bacon’s being sliced
Paris-by-night folks are filing back to their coaches
And the bakers are begetting loaves
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The Eiffel Tower’s got cold feet
The Arc de Triomphe is back to life
And the Obelisk stands tall
In between night and day
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The morning papers are off the press
And the workers are depressed
People are getting up, they are bullied
It’s time for me to go to bed
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
I’m not sleepy
=

21/07/2015

Renaud – Mistrals gagnants

Filed under: French songs — marcel barang @ 10:04 am
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Cela s’écoute sur YouTube.

Mistrals gagnants – 1985
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Mistral Gagnant
=
A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu’y en a
Te parler du bon temps qu’est mort ou qui r’viendra
En serrant dans ma main tes p’tits doigts
Puis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d’pied pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j’étais minot
Les Bonbec fabuleux qu’on piquait chez l’marchand
Carensac et Mintos, caramels à un franc
Et les Mistrals gagnants
=
A remarcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu’y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p’tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s’marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S’arrêter, r’partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d’antan et les Cocos boers
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants
=
A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s’en va
Te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fous
Te dire que les méchants c’est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n’est que de tes yeux
Car ils ont l’avantage d’être deux
Et entendre ton rire s’envoler aussi haut
Que s’envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie
Et l’aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants
To sit on a bench a few minutes with you
And look at folks as many as there are
Telling you of good times now dead or yet to be
While squeezing in my hand your li’l fingers
And then feeding silly pigeons
Pretending to kick them
And hearing your wall-cracking laughter
That above all knows how to heal my wounds
Giving you an inkling of what kinda kid I was
Those fabulous Bonbec we nicked at the shopkeeper’s
Carensac and Mintos, toffee one franc a piece
And the Mistral Gagnant

=
To yet again walk in the rain a few minutes with you
And look at life as much as there is
Telling you of the Earth while devouring you with my eyes
Telling you of your mum tentatively
While jumping in puddles to get her annoyed
Ruining our shoes and having a good laugh
And hearing your laughter as one does breakers
Stopping then setting off again in reverse
Telling you above all of the Carambar of yore and of the Coco Boer
And those genuine Roudoudou that chapped our lips
And screwed our teeth
And the Mistral Gagnant
=
To sit on a bench a few minutes with you
And look at the parting sun
Telling you of good times that are dead and I don’t care | Telling you that we aren’t the bad guys
That if I am crazy it’s only about your eyes
For having the advantage of being twins
And listening to your laughter that goes as high
As bird cries pitch
And finally telling you that we must love life
And love it even if time is an assassin
That takes away with him children’s laughs
And the Mistral Gagnant
And the Mistral Gagnant

20/07/2015

Renaud – Dans mon HLM

Filed under: French songs — marcel barang @ 5:12 pm
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Dans mon HLM – 1980
=
In my council flat
=
Au rez-d’chaussée dans mon HLM
Y a une espèce de barbouze
Qui surveille les entrées
Qui tire sur tout c’qui bouge
Surtout si c’est bronzé
Passe ses nuits dans les caves
Avec son Beretta
Traque les mômes qui chouravent
Le pinard aux bourgeois
Y s’recrée l’Indochine
Dans sa p’tite vie d’peigne cul
Sa femme sort pas d’la cuisine
Sinon y cogne dessus
Il est tellement givré
Que même dans la Légion
Z’ont fini par le j’ter
C’est vous dire s’il est con
=
Putain c’qu’il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hash, elle aime
=
Au premier dans mon HLM
Y a l’jeune cadre dynamique
Costard en alpaga
C’ui qu’a payé vingt briques
Son deux pièces plus loggia
Il en a chié vingt ans
Pour en arriver là
Maintenant il est content
Mais y parle de s’casser
Toute façon, y peut pas
Y lui reste à payer
Le lave-vaisselle, la télé
Et la sciure pour ses chats
Parc’que naturellement
Ce bon contribuable centriste
Il aime pas les enfants
C’est vous dire s’il est triste
=
Putain c’qu’il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hash, elle aime
=
Au deuxième dans mon HLM
Y a une bande d’allumés
Qui vivent à six ou huit
Dans soixante mètres carrés
Y a tout l’temps d’la musique
Des anciens d’soixante-huit
Y’en a un qu’est chômeur
Y’en a un qu’est instit’
Y’en a une, c’est ma sœur
Y vivent comme ça, relax
Y a des mat’lats par terre
Les voisins sont furax
Y font un boucan d’enfer
Y payent jamais leur loyer
Quand les huissiers déboulent
Y écrivent à Libé
C’est vous dire s’ils sont cool
=
Putain, c’ qu’il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hash, elle aime
=
Au troisième dans mon HLM
Y a l’espèce de connasse
Celle qui bosse dans la pub’
L’hiver à Avoriaz
Le mois d’juillet au Club
Comme toutes les décolorées
Elle a sa Mini-Cooper
Elle allume tout l’quartier
Quand elle sort son cocker
Aux manifs de gonzesses
Elle est au premier rang
Mais elle veut pas d’enfants
Parc’ que ça fait vieillir
Ça ramollit les fesses
Et pi ça fout des rides
Elle l’a lu dans L’Express
C’est vous dire si elle lit
=
Putain c’qu’il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hash, elle aime
=
Au quatrième, dans mon HLM
Y a celui qu’ les voisins
Appellent « le communiste »
Même qu’ça lui plaît pas bien
Y dit qu’il est trotskiste
J’ai jamais bien pigé
La différence profonde
Y pourrait m’expliquer
Mais ça prendrait des plombes
Depuis sa pétition
Y a trois ans pour l’Chili
Tout l’immeuble le soupçonne
A chaque nouveau graffiti
N’empêche que « Mort aux cons »
Dans la cage d’escalier
C’est moi qui l’ai marqué
C’est vous dire si j’ai raison
=
Putain c’qu’il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hash, elle aime
=
Pi y a aussi, dans mon HLM
Un nouveau romantique
Un ancien combattant
Un loubard, et un flic
Qui s’balade en survêtement
Y fait chaque jour son jogging
Avec son berger all’mand
De la cave au parking
C’est vachement enrichissant
Quand j’en ai marre d’ces braves gens
J’fais un saut au huitième
Pour construire un moment
’vec ma copine Germaine
Un monde rempli d’enfants
Et quand l’jour se lève
On s’quitte en y croyant
C’est vous dire si on rêve
=
Putain c’qu’il est blême, mon HLM
Et la môme du huitième, le hash, elle aime
On the ground floor of my council flat
There’s some sort of spook
Who keeps the entrances under watch
And shoots at anything that moves
Especially if it’s dark-skinned
Spends his nights in the cellars
Beretta in hand
Stalking the kids that siphon
Wine off the bourgeois
He’s rewinding Indochina
In his tight arsehole of a life
His wife can’t leave the kitchen
Coz when she does he beats her up
He’s so fucking crazy
Even the Foreign Legion
Ended up chucking him out
Which tells you what a moron he is
=
Fuck, man, my council flat’s so bleak
And it’s flat counselling the gal on the eighth floor needs
=
On the first floor of my council flat
There’s the young dynamic yuppie
He of the alpaca suits
Who forked out twenty million
For a two-room flat with loggia
He’s gone twenty years through the grind
To achieve this much
Now he’s happy
Yet says he’ll soon be off
Though he can’t anyway
As he still has to pay
For his dishwasher, his telly
And the sawdust for his cats
Coz of course
This nice centrist taxpayer
Doesn’t like children
Which tells you what a sad case he is
=
Fuck, man, my council flat’s so bleak
And it’s flat counselling the gal on the eighth floor needs
=
On the second floor in my council flat
There’s a tribe of six to eight weirdos
Who live in sixty square metres
There’s music all the time
They’re May 68 vets
One’s unemployed
One’s a teacher
And one’s my sister
They live just so, laidback
Mattresses on the floor
And the neighbours are hopping mad
They make a hell of a racket
Never pay the rent
When court bailiffs show up
They write letters to Libération
Which tells you how cool they are
=
=
Fuck, man, my council flat’s so bleak
And it’s flat counselling the gal on the eighth floor needs
=
On the third floor of my council flat
There’s this bloody cunt
That works in advertising
Winters in Avoriaz
Summers at Club Med
Like all brainless blondes
She’s got a Mini Cooper
She turns the neighbourhood on
When she’s out walking her spaniel
In fem dems
She’s always at the forefront
But she doesn’t want children
Coz they make you age prematurely
Give you saggy buttocks
And wrinkle your face
She got that from L’Express
Which tells you how much she reads
=
Fuck, man, my council flat’s so bleak
And it’s flat counselling the gal on the eighth floor needs
=
On the fourth floor of my council flat
There’s the one his neighbours
Call the Communist
Well, he isn’t too happy about it
Says he’s a Trotskyite
I’ve never really understood
The basic difference
He could explain it to me
But it’d take hours
Since his petition
Three years ago for Chile
All tenants suspect him
At each new graffito
For all that ‘Death to morons’
In the stairwell
T’was I tagged it
Which tells you how right I am
=
Fuck, man, my council flat’s so bleak
And it’s flat counselling the gal on the eighth floor needs
=
And then there’s in my council flat
A new romantic
A war veteran
A hoodlum, and a cop
Who wanders in a tracksuit
He does his jogging every day
With his German shepherd dog
From basement to parking lot
Damn rewarding, that
When I’m tired of those nice people
I go up to the eighth floor
To build for a while
With my girlfriend Germaine
A world full of children
And at the break of day we part
Convinced that we have
Which tells you how much we dream
=
Fuck, man, my council flat’s so bleak
And it’s flat counselling the gal on the eighth floor needs

15/04/2015

Indila – Tourner dans le vide

Filed under: Autres,French songs — marcel barang @ 1:27 pm
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Tourner dans le vide – 2014
=
Spinning me round
=
Il était brun, le teint basané
Le regard timide, les mains tout abîmées
Il taillait la pierre, fils d’ouvrier
Il en était fier, mais pourquoi vous riez ?
Non, ne le jugez pas
Vous qui ne connaissez pas
Les vertiges et le labeur
Vous êtes faussement heureux, vous troquez vos valeurs
Lui, il est tout mon monde et bien plus que ça
Seule, je crie son nom quand vient le désarroi
Et puis tout s’effondre quand il n’est plus là
J’aimerais tellement lui dire mais je n’ose pas
Lui qui me fait
Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Dans le vide, vide, vide
Tourner, tourner dans le vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Tourner dans le vide [x7]

Qui peut bien me dire ce qui est arrivé ?
Depuis qu’il est parti, je n’ai pu me relever
Ce n’est plus qu’un souvenir, une larme du passé
Coincée dans mes yeux, qui ne veut plus s’en aller
Oh non, ne riez pas
Vous qui ne connaissez pas
Les vertiges et la douleur
Ils sont superficiels, ils ignorent tout du cœur
Lui, c’était tout mon monde, et bien plus que ça
J’espère le revoir là-bas, dans l’au-delà
Aidez-moi, tout s’effondre puisqu’il n’est plus là
Sais-tu, mon bel amour, mon beau soldat…
Que tu me fais

Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, tu me fais tourner
Dans le vide, vide, vide
Tourner, tourner dans le vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Tourner dans le vide [x7]

Il me fait tourner dans le vide
Tourner dans le vide, tourner dans le vide
Il me fait tourner dans le vide
Tourner dans le vide, tourner dans le vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Tourner dans le vide

He was brown-haired and dark-skinned
with a shy look and damaged hands
He carved stones, a worker’s son
and proud of it – but why are you laughing?
No, don’t judge him
you who don’t know anything
about dizziness and labour
Your happiness is fake, you don’t stick to your values
He’s my whole world and even more than that
Alone, I shout his name in times of distress
And then everything collapses when he’s no longer around
I’d really like to tell him but I don’t dare
He who spins me
spins me round and round
spins me round and round
spins me round and round
and round and round and round
spins me, spins me round
spins me round, he spins me round
spins me round (x 7)

Who can tell me what happened?
Since he went away I haven’t been able to get back on my feet [It’s just a memory now, a teardrop from the past
Stuck in my eyes and which won’t go away
Oh no, don’t laugh
You who don’t know anything
About vertigo and pain
They are superficial, they know nothing about the heart
He was my whole world and even more than that
I hope I’ll see him again over there, in the hereafter
Help me, everything’s collapsing as he’s no longer around
Do you know, my beautiful lover, my beautiful soldier
That you spin me round

spin me round and round
spin me round and round
spin me round and round
and round and round and round
spin me, spins me round
spin me round, he spins me round
spins me round (x 7)

He spins me round and round
Spins me round and round, round and round
He spins me round and round
spins me round and round, spins me round and round
spins me round and round, he spins me round and round
round and round

18/01/2015

Serge Gainsbourg – La noyée

This song is short, not very good, but much translated, it transpires. I translated it ages ago: thanks to subitolove
(who’s come up with her own version) for reminding me of it. Cela s’écoute chanté par lui-même ou repris par Carla Bruni.

La noyée= The drowned woman
Tu t’en vas à la dérive
Sur la rivière du souvenir
Et moi, courant sur la rive
Je te crie de revenir
Mais, lentement, tu t’éloignes
Et dans ma course éperdue
Peu à peu, je te regagne
Un peu de terrain perdu
=
De temps en temps, tu t’enfonces
Dans le liquide mouvant
Ou bien, frôlant quelques ronces
Tu hésites et tu m’attends
En te cachant la figure
Dans ta robe retroussée
De peur que ne te défigurent
Et la honte et les regrets
=
Tu n’es plus qu’une pauvre épave
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli
Brisant nos cœurs et nos têtes
A jamais nous réunit
=
You’re drifting off with the current
Along the river of memory
And I running along the bank
Shout at you to come back
But slowly you recede
And in my headlong race
Little by little I regain on you
Some of the lost ground
=
From time to time you sink
Into the liquid quicksand
Or else, brushing past some brambles
You waver and wait for me
Hiding your face
Behind your hitched-up dress
Lest your features be distorted
By both shame and regrets
=
You’re now but mere flotsam
Carrion floating by
But I remain your slave
And plunge into the stream
When memory comes to a stop
And the ocean of oblivion
Shattering our hearts and minds
For ever makes us one again
=

11/01/2015

JB Bullet – #JeSuisCharlie

Never heard of this JB Bullet but he sure does shoot straight. Cela s’écoute sur YouTube.

#JeSuisCharlie – 2015
=
#JeSuisCharlie
=
J’ai pas peur de toi, l’extrémiste
Qui vient descendre nos journalistes
Crois-tu passer pour un croisé
En butant nos gardiens d’la paix ?
Penses-tu vraiment avoir des couilles
Quand c’est ton frère que tu zigouilles
Pendant qu’à terre il t’implorait ?
C’est bon, chef, j’en ai eu assez !
=
[Refrain]
Si tu t’demandes où est Charlie :
À jamais dans nos esprits
Un coup d’kalash pour un coup d’crayon
Tu salis ta religion
=
Partir en Syrie faire le Djihad
Et r’venir faire des fusillades
C’était ça ton plan de carrière ?
Penses-tu aux familles qu’y a derrière ?
T’es-tu vraiment senti menacé
Par un pauvre crayon à papier ?
Faire de l’humour dans un journal
Mérite-t-il la peine capitale ?
=
[Refrain]
=
Tu débarques froidement depuis Reims
Armé, cagoulé comme un prince
En scandant le nom de ton dieu
Qui n’voudra même pas d’toi aux cieux
C’est d’respecter nos différences
Qui fait la beauté de la France
Mais toi c’matin t’as tout gâché
C’est la haine que tu as semée
=
[Refrain]
=
J’m’en fous où tu vas à la messe
Mais ne t’en prends pas à la presse
Car quand c’est la guerre qu’y’a là-bas
T’es content qu’y’ait des caméras
Ne viens pas m’parler d’religion
C’t’excuse est complétement bidon
J’pense pas qu’il existe de bouquin
Qui dise de flinguer son prochain
=
[Refrain]
=
Même si j’ai envie d’crier aux armes
J’mets pas tout l’monde dans l’même panier
C’est en partant d’un amalgame
Qu’on fabrique des croix gammées
Mais j’ai pas peur, je suis français
Et c’est debout qu’tu vas m’trouver
Contre toi je lève mon stylo
Je suis aussi Charlie Hebdo !
=
[Refrain]
=
Bafouer notre liberté d’expression
C’est s’en prendre à toute la nation
On est 66 millions et on te dit
Moi aussi #JeSuisCharlie !
=
I’m not afraid of you, damn extremist
Who comes and snuffs out our journalists
D’you think you’ll pass as a crusader
By killing our police officers?
D’you really think you’ve got balls
When it’s your brother you bump off
As he begs for his life down on the ground*
All right, boss, I’ve had enough!
=
[Chorus]
If you wonder where Charlie is:
Forever in our minds
By drawing your AK over a pencil drawing
You’re dirtying your religion
=
Going to Syria for the jihad
And then back to indulge in shootings
Was that your career plan?
Ever thought of the families left behind?
Did you really feel threatened
By some silly doodle on paper?
Does being humorous in a newspaper
Warrant capital punishment?
=
[Chorus]
=
You coolly land from Reims
Armed and hooded like a prince
Chanting the name of your god
Who won’t even welcome you in heaven
It’s in the respect of our differences
That the beauty of France lies
But you this morning spoiled it all
By the hatred you’ve been sowing
=
[Chorus]
=
I don’t give a fuck where you go and worship
But leave the press out of it
For when it’s war there is over there
You’re glad their cameras are around
Don’t you come and talk to me of religion
A totally phoney excuse
I don’t think there’s any book
That tells you to shoot your neighbour
=
[Chorus]
=
Even if I feel like shouting To arms!
I don’t lump everybody together
It’s by lumping things together
That you forge swastikas
But scared I’m not: I’m French
And it’s standing that you’ll find me
Against you I raise my pen
I too am Charlie Hebdo!
=
[Chorus]
=
Scorning our freedom of expression
Is to lay into the whole nation
We’re 66 million of us and every one of us tells you
Me too #JeSuisCharlie!
=
* One of the twelve victims of the Charlie Hebdo massacre was an injured Muslim cop named Ahmed.

10/01/2015

Jacques Brel – Avec élégance

Filed under: French songs,Jacques Brel — marcel barang @ 3:04 pm
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A master song. One of his last, published after his death. Cela s’écoute sur YouTube.

Avec élégance – (2003)
=
With elegance
=
Se sentir quelque peu Romain
Mais au temps de la décadence
Gratter sa mémoire à deux mains
Ne plus parler qu’à son silence
Et
Ne plus vouloir se faire aimer
Pour cause de trop peu d’importance
Être désespéré
Mais avec élégance
=
Sentir la pente plus glissante
Qu’au temps où le corps était mince
Lire dans les yeux des ravissantes
Que cinquante ans c’est la province
Et
Brûler sa jeunesse mourante
Mais faire celui qui s’en dispense
Être désespéré
Mais avec élégance
=
Sortir pour traverser des bars
Où l’on est chaque fois le plus vieux
Y éclabousser de pourboires
Quelques barmans silencieux
Et
Grignoter des banalités
Avec des vieilles en puissance
Être désespéré
Mais avec élégance
=
Savoir qu’on a toujours eu peur
Savoir son poids de lâcheté
Pouvoir se passer de bonheur
Savoir ne plus se pardonner
Et
N’avoir plus grand-chose à rêver
Mais écouter son cœur qui danse
Être désespéré
Mais avec espérance
=
Feeling somewhat like a Roman
But in times of their decline
Scratching your memory with both hands
No longer speaking but to your silence
And
No longer wanting to be loved
For reason of making too little difference
Being desperate
But with elegance
=
Feeling the slope more slippery than
In those days when your body was slim
Reading in pretty women’s eyes
That past fifty is the back of beyond
And
Setting fire to your dying youth
But acting as if you need not do so
Being desperate
But with elegance
=
Going out and hopping across pubs
In each of which you’re the oldest
Spattering tips over
A few silent barmen
And
Frittering away platitudes
With tomorrow’s old biddies
Being desperate
But with elegance
=
Knowing that you’ve always been scared
Knowing how much you rate in terms of cowardice
Being able to go without happiness
Knowing how to no longer forgive yourself
And
Having nothing much to wish for anymore
But listening instead to your heart’s dance
Being desperate
But with expectation
=
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