CHANSONGS

02/08/2015

Jacques Dutronc – Il est cinq heures, Paris s’éveille

Filed under: Autres,French songs — marcel barang @ 2:52 pm
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Avec deux mois de retard, TV5 Monde fêtait hier soir le 72ème anniversaire de Jacques Dutronc. D’où l’idée de ressusciter un de ses tubes de jadis. Cela s’écoute sur YouTube ici ou .

Il est cinq heures, Paris s’éveille – 1992
=
Five in the morning, Paris’s waking up
=
Je suis le dauphin de la place Dauphine
Et la place Blanche a mauvaise mine
Les camions sont pleins de lait
Les balayeurs sont pleins de balais
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Les travestis vont se raser
Les strip-teaseuses sont rhabillées
Les traversins sont écrasés
Les amoureux sont fatigués
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Le café est dans les tasses
Les cafés nettoient leurs glaces
Et sur le boulevard Montparnasse
La gare n’est plus qu’une carcasse
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Les banlieusards sont dans les gares
A la Villette on tranche le lard
Paris by night regagne les cars
Les boulangers font des bâtards
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
La tour Eiffel a froid aux pieds
L’Arc de Triomphe est ranimé
Et l’Obélisque est bien dressé
Entre la nuit et la journée
=
Il est cinq heures
Paris s’éveille
Paris s’éveille
=
Les journaux sont imprimés
Les ouvriers sont déprimés
Les gens se lèvent, ils sont brimés
C’est l’heure où je vais me coucher
=
Il est cinq heures
Paris se lève
Il est cinq heures
Je n’ai pas sommeil
=
I’m the odd one out Place Dauphine
And Place Blanche doesn’t look good
The lorries are full of milk
The sweepers are full of brooms
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The drag queens are off to shave
The strippers have put their clothes back on
The bolster pillows are being crushed
The lovers are tired
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The morning coffee’s in the cups
The cafes are cleaning their windows
And on Boulevard Montparnasse
The station by now’s nothing but a carcass
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
Commuters are filling the railway stations
At La Villette bacon’s being sliced
Paris-by-night folks are filing back to their coaches
And the bakers are begetting loaves
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The Eiffel Tower’s got cold feet
The Arc de Triomphe is back to life
And the Obelisk stands tall
In between night and day
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
=
The morning papers are off the press
And the workers are depressed
People are getting up, they are bullied
It’s time for me to go to bed
=
Five in the morning
Paris’s waking up
Paris’s waking up
I’m not sleepy
=

15/04/2015

Indila – Tourner dans le vide

Filed under: Autres,French songs — marcel barang @ 1:27 pm
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Cela s’écoute sur YouTube.

Tourner dans le vide – 2014
=
Spinning me round
=
Il était brun, le teint basané
Le regard timide, les mains tout abîmées
Il taillait la pierre, fils d’ouvrier
Il en était fier, mais pourquoi vous riez ?
Non, ne le jugez pas
Vous qui ne connaissez pas
Les vertiges et le labeur
Vous êtes faussement heureux, vous troquez vos valeurs
Lui, il est tout mon monde et bien plus que ça
Seule, je crie son nom quand vient le désarroi
Et puis tout s’effondre quand il n’est plus là
J’aimerais tellement lui dire mais je n’ose pas
Lui qui me fait
Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Dans le vide, vide, vide
Tourner, tourner dans le vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Tourner dans le vide [x7]

Qui peut bien me dire ce qui est arrivé ?
Depuis qu’il est parti, je n’ai pu me relever
Ce n’est plus qu’un souvenir, une larme du passé
Coincée dans mes yeux, qui ne veut plus s’en aller
Oh non, ne riez pas
Vous qui ne connaissez pas
Les vertiges et la douleur
Ils sont superficiels, ils ignorent tout du cœur
Lui, c’était tout mon monde, et bien plus que ça
J’espère le revoir là-bas, dans l’au-delà
Aidez-moi, tout s’effondre puisqu’il n’est plus là
Sais-tu, mon bel amour, mon beau soldat…
Que tu me fais

Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, vide
Tourner dans le vide, tu me fais tourner
Dans le vide, vide, vide
Tourner, tourner dans le vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Tourner dans le vide [x7]

Il me fait tourner dans le vide
Tourner dans le vide, tourner dans le vide
Il me fait tourner dans le vide
Tourner dans le vide, tourner dans le vide
Tourner dans le vide, il me fait tourner
Tourner dans le vide

He was brown-haired and dark-skinned
with a shy look and damaged hands
He carved stones, a worker’s son
and proud of it – but why are you laughing?
No, don’t judge him
you who don’t know anything
about dizziness and labour
Your happiness is fake, you don’t stick to your values
He’s my whole world and even more than that
Alone, I shout his name in times of distress
And then everything collapses when he’s no longer around
I’d really like to tell him but I don’t dare
He who spins me
spins me round and round
spins me round and round
spins me round and round
and round and round and round
spins me, spins me round
spins me round, he spins me round
spins me round (x 7)

Who can tell me what happened?
Since he went away I haven’t been able to get back on my feet [It’s just a memory now, a teardrop from the past
Stuck in my eyes and which won’t go away
Oh no, don’t laugh
You who don’t know anything
About vertigo and pain
They are superficial, they know nothing about the heart
He was my whole world and even more than that
I hope I’ll see him again over there, in the hereafter
Help me, everything’s collapsing as he’s no longer around
Do you know, my beautiful lover, my beautiful soldier
That you spin me round

spin me round and round
spin me round and round
spin me round and round
and round and round and round
spin me, spins me round
spin me round, he spins me round
spins me round (x 7)

He spins me round and round
Spins me round and round, round and round
He spins me round and round
spins me round and round, spins me round and round
spins me round and round, he spins me round and round
round and round

11/01/2015

JB Bullet – #JeSuisCharlie

Never heard of this JB Bullet but he sure does shoot straight. Cela s’écoute sur YouTube.

#JeSuisCharlie – 2015
=
#JeSuisCharlie
=
J’ai pas peur de toi, l’extrémiste
Qui vient descendre nos journalistes
Crois-tu passer pour un croisé
En butant nos gardiens d’la paix ?
Penses-tu vraiment avoir des couilles
Quand c’est ton frère que tu zigouilles
Pendant qu’à terre il t’implorait ?
C’est bon, chef, j’en ai eu assez !
=
[Refrain]
Si tu t’demandes où est Charlie :
À jamais dans nos esprits
Un coup d’kalash pour un coup d’crayon
Tu salis ta religion
=
Partir en Syrie faire le Djihad
Et r’venir faire des fusillades
C’était ça ton plan de carrière ?
Penses-tu aux familles qu’y a derrière ?
T’es-tu vraiment senti menacé
Par un pauvre crayon à papier ?
Faire de l’humour dans un journal
Mérite-t-il la peine capitale ?
=
[Refrain]
=
Tu débarques froidement depuis Reims
Armé, cagoulé comme un prince
En scandant le nom de ton dieu
Qui n’voudra même pas d’toi aux cieux
C’est d’respecter nos différences
Qui fait la beauté de la France
Mais toi c’matin t’as tout gâché
C’est la haine que tu as semée
=
[Refrain]
=
J’m’en fous où tu vas à la messe
Mais ne t’en prends pas à la presse
Car quand c’est la guerre qu’y’a là-bas
T’es content qu’y’ait des caméras
Ne viens pas m’parler d’religion
C’t’excuse est complétement bidon
J’pense pas qu’il existe de bouquin
Qui dise de flinguer son prochain
=
[Refrain]
=
Même si j’ai envie d’crier aux armes
J’mets pas tout l’monde dans l’même panier
C’est en partant d’un amalgame
Qu’on fabrique des croix gammées
Mais j’ai pas peur, je suis français
Et c’est debout qu’tu vas m’trouver
Contre toi je lève mon stylo
Je suis aussi Charlie Hebdo !
=
[Refrain]
=
Bafouer notre liberté d’expression
C’est s’en prendre à toute la nation
On est 66 millions et on te dit
Moi aussi #JeSuisCharlie !
=
I’m not afraid of you, damn extremist
Who comes and snuffs out our journalists
D’you think you’ll pass as a crusader
By killing our police officers?
D’you really think you’ve got balls
When it’s your brother you bump off
As he begs for his life down on the ground*
All right, boss, I’ve had enough!
=
[Chorus]
If you wonder where Charlie is:
Forever in our minds
By drawing your AK over a pencil drawing
You’re dirtying your religion
=
Going to Syria for the jihad
And then back to indulge in shootings
Was that your career plan?
Ever thought of the families left behind?
Did you really feel threatened
By some silly doodle on paper?
Does being humorous in a newspaper
Warrant capital punishment?
=
[Chorus]
=
You coolly land from Reims
Armed and hooded like a prince
Chanting the name of your god
Who won’t even welcome you in heaven
It’s in the respect of our differences
That the beauty of France lies
But you this morning spoiled it all
By the hatred you’ve been sowing
=
[Chorus]
=
I don’t give a fuck where you go and worship
But leave the press out of it
For when it’s war there is over there
You’re glad their cameras are around
Don’t you come and talk to me of religion
A totally phoney excuse
I don’t think there’s any book
That tells you to shoot your neighbour
=
[Chorus]
=
Even if I feel like shouting To arms!
I don’t lump everybody together
It’s by lumping things together
That you forge swastikas
But scared I’m not: I’m French
And it’s standing that you’ll find me
Against you I raise my pen
I too am Charlie Hebdo!
=
[Chorus]
=
Scorning our freedom of expression
Is to lay into the whole nation
We’re 66 million of us and every one of us tells you
Me too #JeSuisCharlie!
=
* One of the twelve victims of the Charlie Hebdo massacre was an injured Muslim cop named Ahmed.

01/01/2015

Carla Bruni – Le toi du moi

Filed under: Autres,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Cela s’écoute ici avec sous-titres français et anglais. En prime donc : repérez les erreurs de traduction. Et pour éviter toute confusion, rappelons que cette chanson date de 2002, six ans avant certaine union historique qu’elle a peut-être anticipée.

Le toi du moi – 2002 The you of me
Je suis ton pile
Tu es mon face
Toi mon nombril
Et moi ta glace
Tu es l’envie et moi le geste
Toi le citron et moi le zeste
Je suis le thé, tu es la tasse
Toi la guitare et moi la basse

Je suis la pluie et tu es mes gouttes
Tu es le oui et moi le doute
T’es le bouquet je suis les fleurs
Tu es l’aorte et moi le cœur
Toi t’es l’instant moi le bonheur
Tu es le verre je suis le vin
Toi tu es l’herbe et moi le joint
Tu es le vent j’suis la rafale
Toi la raquette et moi la balle
T’es le jouet et moi l’enfant
T’es le vieillard et moi le temps

Je suis l’iris tu es la pupille
Je suis l’épice toi la papille
Toi l’eau qui vient et moi la bouche
Toi l’aube et moi le ciel qui s’couche
T’es le vicaire et moi l’ivresse
T’es le mensonge moi la paresse
T’es le guépard moi la vitesse
Tu es la main moi la caresse
Je suis l’enfer de ta pécheresse
Tu es le Ciel moi la Terre, hum

Je suis l’oreille de ta musique
Je suis le soleil de tes tropiques
Je suis le tabac de ta pipe
T’es le plaisir je suis la foudre
Tu es la gamme et moi la note
Tu es la flamme moi l’allumette
T’es la chaleur j’suis la paresse
T’es la torpeur et moi la sieste
T’es la fraîcheur et moi l’averse
Tu es les fesses je suis la chaise
Tu es bémol et moi j’suis dièse

T’es le Laurel de mon Hardy
T’es le plaisir de mon soupir
T’es la moustache de mon Trotski
T’es tous les éclats de mon rire
Tu es le chant de ma sirène
Tu es le sang et moi la veine
T’es le jamais de mon toujours
T’es mon amour t’es mon amour

Je suis ton pile
Toi mon face
Toi mon nombril
Et moi ta glace
Tu es l’envie et moi le geste
T’es le citron et moi le zeste
Je suis le thé, tu es la tasse
Toi la putain et moi la passe
Tu es la tombe et moi l’épitaphe
Et toi le texte, moi le paragraphe
Tu es le lapsus et moi la gaffe
Toi l’élégance et moi la grâce
Tu es l’effet et moi la cause
Toi le divan moi la névrose
Toi l’épine moi la rose
Tu es la tristesse moi le poète

Tu es la Belle et moi la Bête
Tu es le corps et moi la tête
Tu es le corps. Hummm !

T’es le sérieux moi l’insouciance
Toi le flic moi la balance
Toi le gibier moi la potence
Toi l’ennui et moi la transe
Toi le très peu moi le beaucoup
Moi le sage et toi le fou
Tu es l’éclair et moi la poudre
Toi la paille et moi la poutre
Tu es le surmoi de mon ça
C’est toi Charybde et moi Scylla
Tu es la mère et moi le doute
Tu es le néant et moi le tout
Tu es le chant de ma sirène
Toi tu es le sang et moi la veine
T’es le jamais de mon toujours
T’es mon amour t’es mon amour

I am your tails
You are my heads
You my navel
And I your mirror
You are the craving and I the gesture
You the lemon and I the zest
I am the tea you are the cup
You the guitar and I the bass

I am the rain and you are my drops
You are the yes and I the doubt
You’re the posy I am the flowers
It’s you the aorta and I the heart
You’re the instant I the happiness
You are the glass I am the wine
It’s you the grass and I the joint
You are the wind I’m the gust
You the racket and I the ball
You’re the toy and I the child
You’re the old man and I time

I am the iris you are the pupil
I am the spice you the taste buds
You  who make my mouth water
You the dawn and I the sun that sets
You’re the vicar and I drunkenness
You’re the lie I laziness
You’re the cheetah I the speed
You are the hand I the caress
I am the hell of your sinner
You are Heaven and I Earth, hum

I am the ear of your music
I am the sun of your tropics
I am the tobacco of your pipe
You’re the pleasure I am the lightning
You are the octave and I the note
You are the flame I the match
You’re the heat I’m laziness
You’re torpor and I the nap
You’re coolness and I the shower
You are the buttocks and I the chair
You are flat and I’m sharp

You’re the Laurel of my Hardy
You’re the pleasure of my sigh
You’re the moustache of my Trotsky
You’re all the roar of my laughter
You are the song of my siren
You are the blood and I the vein
You’re the never of my forever
You’re my love you’re my love

I am your tails
You are my heads
You my navel
And I your mirror
You are the craving and I the gesture
You’re the lemon and I the zest
I am the tea you are the cup
You the whore and I the trick
You are the tomb and I the epitaph
And you the text I the paragraph
You are the slip and I the blunder
You the elegance and I the grace
You are the effect and I the cause
You the sofa I the neurosis
You the thorn I the rose
You are sadness I the poet

You are the Beauty and I the Beast
You are the body and I the head
You are the body, yummy…

You are gravity I recklessness
You the cop and I the snitch
You the game I the gallows
You the boredom and I the trance
You the very little I the very much
I the sage and you the jester
You are the flash and I the powder
You the straw and I the beam
You are the superego of my id
Charybdis is you and I Scylla
You are the mother and I the doubt
You are nothingness and I the whole
You are the song of my siren
It’s you the blood and I the vein
You’re the never of my forever
You’re my love you’re my love

Georges Moustaki – Le métèque

Filed under: Autres,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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This was the emblematic song of Egyptian-French singer-songwriter of Italo-Greek origin Georges Moustaki (1934-2013).
In tribute. Listen to it on YouTube.

Le métèque – 1969
=
The wog
=
Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l’air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent

Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s’est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon

Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu’il a souffert
Sans pour cela faire d’histoires
Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans

Et je serai prince du sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

With my mug of bloody wog
Wandering Jew or Greek shepherd
And my hair to the four winds
With my eyes all washed-out
That give me the look of a dreamer
I who don’t often dream any longer

With my hands of a petty thief
Of a musician and of a prowler
That have pilfered from so many gardens
With my mouth which has drunk
Which has kissed and which has bitten
Without ever satisfying its hunger

With my mug of bloody wog
Wandering Jew or Greek shepherd
Of a thief and a vagrant
With my skin which has taken on
The sun of all the summers
And rubbed against every petticoat within reach

With my heart which has known how to
Make suffer as much as it has suffered
Without making a fuss for all that
With my soul which no longer has
The slightest chance of salvation
To avoid purgatory

With my mug of bloody wog
Wandering Jew or Greek shepherd
And my hair to the four winds
I’ll come, my sweet captive
My soul mate, my living spring
I’ll come and drink of your youth

And I’ll become a royal prince
A dreamer or else a teenager
Just as you like to choose
And we will make of every day
The whole of an eternity of love
Which we will live to the utmost

And we will make of every day
The whole of an eternity of love
Which we will live to the utmost

Stromae – Papaoutai

Filed under: Autres,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Cela s’écoute sur YouTube.

Papaoutai – 2013

WhereRUdad

Dites-moi d’où il vient
Enfin je saurais où je vais
Maman dit que lorsqu’on cherche bien
On finit toujours par trouver

Elle dit qu’il n’est jamais très loin
Qu’il part très souvent travailler
Maman dit travailler c’est bien
Bien mieux qu’être mal accompagné
Pas vrai?

Où est ton papa?
Dis-moi où est ton papa !
Sans même devoir lui parler
Il sait ce qui ne va pas
Hein, sacré papa !
Dis-moi où es-tu caché ?
Ça doit faire au moins mille fois que j’ai
Compté mes doigts
Hé!

Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Où t’es où papa ? Où t’es ?

Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Où t’es où papa ? Où t’es ?

Quoi, qu’on y croit ou pas
Y aura bien un jour où on n’y croira plus
Un jour ou l’autre on sera tous papa
Et d’un jour à l’autre on aura disparu

Serons-nous détestables?
Serons-nous admirables?
Des géniteurs ou des génies?
Dites-nous qui donne
Naissance aux irresponsables

Ah, dites-nous qui, tiens
Tout le monde sait
Comment on fait des bébés
Mais personne sait
Comment on fait des papas
Monsieur Je-sais-tout
en aurait hérité, c’est ça ?

Faut sucer son pouce ou quoi ?
Dites-nous où c’est caché
Ça doit faire au moins mille fois qu’on a
bouffé nos doigts
Hé!

Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Où t’es où papa ? Où t’es ?

Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Où t’es où papa ? Où t’es ?

Où est ton papa?
Dis-moi où est ton papa
Sans même devoir lui parler
Il sait ce qui ne va pas
Hein, sacré papa!
Dis-moi, où es-tu caché
Ça doit faire au moins mille fois que j’ai
Compté mes doigts
Hé!

Où est ton papa?
Dis-moi où est ton papa
Sans même devoir lui parler
Il sait ce qui ne va pas
Hein, sacré papa
Dis-moi, où es-tu caché?
Ça doit faire au moins mille fois que j’ai
Compté mes doigts
Hé!

Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Où t’es où papa ? Où t’es ?

Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Papa, où t’es ?
Où t’es ? Où t’es où papa ? Où t’es ?

Tell me where he’s from
I’d know at last where I’m going
Mum says when we look real hard
we always end up finding it

She says he’s never very far away
He often heads off to work
Mum says working’s good
Better than keeping poor company
what?

Where’s your dad?
Tell me where your dad is
Without even having to tell him
He knows what’s bothering you
Right, dad, you old rascal?
Tell me where you’re hiding
I must have counted at least
A thousand times my fingers to ten
Hey

Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you, where are you where dad where?

Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you, where are you where dad where?

Well, believe it or not
There’ll come a day we’ll believe it no more
One day or the other we’ll all be dads
And from one day to the next we’ll be gone

Will we be loathsome?
Will we be awesome?
Progenitors or geniuses?
Tell us who gives
Birth to nincompoops

Ah, tell us who – hey
everybody knows
how to make babies
but no one knows
how to make daddies
The smart aleck
is privy to it, you think?

Must we suck our thumbs or what?
Tell us where he’s hidden
Must have chewed our fingers
Ten thousand times at least
Hey!

Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you, where are you where dad where?

Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you, where are you where dad where?

Where’s your dad?
Tell me where your dad is
Without even talking to him
He knows what’s hurting you
Isn’t that right, my good old dad
Tell me where are you hiding
I must have counted at least
A thousand times my fingers to ten
Hey!

Where’s your dad?
Tell me where your dad is
Without even talking to him
He knows what’s hurting you
Isn’t that right, my good old dad
Tell me where are you hiding
I must have counted at least
A thousand times my fingers to ten
Hey!

Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you, where are you where dad where?

Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you dad, where are you?
Where are you, where are you where dad where?

‘Papaoutai’ spelt like this makes one think of ‘empapaouter’, a colloquial verb of southern France
meaning to swindle, rip off, con. I understand Stromae is the stage name of a Belgium lad named Paul Van Haver
who may or may not have had this sense in mind.

Grand Corps Malade – Funambule

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Funambule – 2013

Tightrope walker

A chaque époque on se cherche un peu
et on s’demande si on s’connaît
On est nous-mêmes, on fait ce qu’on peut
on changera pas, c’est c’qu’on s’promet

Entre bitume et tapis rouge
j’ai slalomé de part en part
J’côtoie la dèche et l’opulence
j’apprends à faire le grand écart

La vie propose tellement de thèmes
Parfois je fonce, parfois je freine
J’vois les deux côtés du système
pourtant j’me sens pas schizophrène

J’essaie de pas trop faire d’erreurs
et dans mes choix je me sens libre
Je prends c’truc du fond du cœur
tout est une question d’équilibre

C’est pour ce besoin d’équilibre
que j’ai dû prendre un peu de risques
Après un mauvais coup du sort
ma vie partait pour être triste

Écarté des terrains de sport
comme un sursaut j’ai compensé
J’avais besoin d’un autre support
dans l’écriture j’me suis lancé

C’est pour ce besoin d’équilibre
qu’il me fallait de l’aventure
Toute mon histoire se refermait
fallait trouver une ouverture

J’ai touché l’accélérateur
pour retrouver des sensations
Car quand je marche à deux à l’heure
il m’fallait une compensation

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un funambule… J’avance loin des certitudes

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un… Les pieds sur terre

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un funambule L’air dans ma bulle

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un… Je suis un funambule

Alors j’ai croisé le show-biz
j’ai vu le royaume des egos
Qui pourra faire le plus d’entrées
Qui provoquera le plus d’écho

J’ne cracherai pas dans la soupe
là où je suis je me sens bien
Mais pour garder mon équilibre
je n’oublierai pas d’où je viens

C’est pour ce besoin d’équilibre
que je garde un peu de hors-piste
Car j’aime aussi la vie d’humain
quand s’interrompt la vie d’artiste

Entre la lumière de la lune et celle des spots
maintenant je sais
Que j’ai ma place à l’Olympia
mais aussi dans les M.J.C.

Je prends du recul, je prends des gants
quand j’vois le strass et les paillettes
Les gentils se sentent importants
moi ils me stressent, ils sont pas nets

J’ne cracherai pas dans la soupe
j’ai rencontré des gens très bien
Mais j’me reconnaîtrai toujours plus
dans ceux qui viennent là d’où je viens

C’est pour ce besoin d’équilibre
qu’on a joué dans des cathédrales
Et après, yeux dans les yeux
avec un public carcéral

C’est pour ce besoin d’équilibre
que tous mes sentiments se touchent
Quand je vois le public se lever
je pense à mon fils qui se couche

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un funambule… J’avance loin des certitudes

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un… Je suis un funambule

Si j’aime la nuit, c’est grâce au jour
et j’aime le jour grâce à la nuit
J’aime être tout seul grâce à la foule
et grâce au silence j’aime le bruit

Besoin d’tout ça pour que ça vibre
j’veux me sentir fort et avoir peur
Tout est une question d’équilibre
je prends c’truc du fond du cœur

Si dans une vie ça part en vrille
c’est qu’l’équilibre a vrillé
Pour le garder c’est capital
de pas dormir sur ses lauriers

Alors je reste vigilant
quitte à recréer du désordre
Entre le glacé et le brûlant
j’aime la douceur, j’aime que ça morde

L’équilibre est dans la nature
j’invente rien, ça va sans dire
Il faut d’la pluie et du soleil
pour que la fleur puisse s’épanouir

Faut l’exception dans la règle
pour que la vie ait plus de goût
Il faut d’la force et de l’adresse
pour que l’enfant se mette debout

J’mets d’la lumière pour voir l’avenir
mais parfois j’aime autant l’éteindre
Dans la vie on se fout de l’objectif
c’qui compte c’est la route pour l’atteindre

Alors j’avance sur un fil
parmi les chemins qui s’éparpillent
En équilibre malhabile
je suis un funambule à béquilles

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un funambule… J’avance loin des certitudes

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un…  Les pieds sur terre

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un funambule… L’air dans ma bulle

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude
Je suis un… Je suis un funambule

In each age we seek ourselves a bit
and ask ourselves if we know who we are
We are what we are, we do what we can
we won’t change, that’s what we promise ourselves

Between pavement and red carpet
I’ve been sliding back and forth
elbowing dearth and surfeit
learning to do the splits

Life suggests so many themes
Sometimes I dash, sometimes I brake
I see both sides of the system
yet I don’t feel schizophrenic

I try not to make too many mistakes
and feel free to make my own choices
I believe deeply that
it’s all a matter of balance

It’s out of this need of balance
that I’ve had to take a few risks
After a stroke of bad luck
my life was likely to be sad

Cast away from the playing fields
with a start I compensated
I needed another support
I went headlong into writing

It’s out of this need of balance
that I was looking for adventure
All my history was closing down
I needed to find a way out

So I put my foot down
to feel again some sensations
Since I walk a mile an hour
I had to find some compensation

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a tightrope walker … I progress far from certainties

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a … feet on the ground

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a tightrope walker … nose in my bubble

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a … I’m a tightrope walker

And then I came upon show-biz
I saw the realm of egotists
Who will sell the most tickets
Who will trigger the most gossip

I won’t bite the hand that feeds me
I feel good right where I am
but to keep my balance
I won’t forget where I come from

It’s out of this need of balance
that I keep a few things off-track
As I also like human life
once artistic life stops

Between the light of the moon and the spotlights’
now I know
That I deserve a place at the Olympia
but also in the MJCs

I stand back and handle things with kid gloves
when I see the sparkle and sequins
The kindly souls feel important
yet they put me on edge, they aren’t kosher

I won’t bite the hand
I’ve met truly good people
But I’ll always feel more akin
to those that hail from where I’m from

It’s out of this need of balance
that we used to play in cathedrals
And afterwards face to face
to jailbird crowds

It’s out of this need of balance
that all my feelings interconnect
When I see the audience stand up
I think of my son going to bed

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a tightrope walker … I progress far from certainties

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a … I’m a tightrope walker

If I like the night, it’s thanks to the day
and I like the day thanks to the night
I like being all alone thanks to the crowd
and thanks to silence I like noise

Need all of that to feel the tingle
I want to feel strong and feel fear
It’s all a matter of balance
I believe this from the bottom of my heart

If in life things get twisted
it’s because balance is in a tailspin
To keep it it’s essential
not to sit on one’s laurels

So I stay vigilant
to the risk of further disorder
Between the ice and the fire
I like mildness, I like it to bite

Balance is in nature
I’m not making it up, it goes without saying
A flower needs both rain and sun
in order to blossom

It takes breaking the rules
for life to have spice
It takes strength and skill
for a child to stand upright

I turn on the light to see the future
but sometimes I like to turn it off too
In life we don’t care about the goal
what matters is the way to reach it

So I proceed on a string
among the paths spread before me
In clumsy balance
I’m a tightrope walker on crutches

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a tightrope walker … I progress far from certainties

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a … feet on the ground

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a tightrope walker … nose in my bubble

I’m a tightrope walker, I progress far from certainties
Feet on the ground, nose in my bubble
Balance is an attitude
I’m a … I’m a tightrope walker

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