CHANSONGS

01/01/2015

Francis Cabrel : Sarbacane

‘Sarbacane’ is one of French singer Francis Cabrel’s most popular songs. Listen to it here.
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Sarbacane – Francis Cabrel – 1989 Blowpipe
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On croyait savoir tout sur l’amour
Depuis toujours
Nos corps par cœur et nos cœurs
Au chaud dans le velours
Et puis te voilà, bout de femme
Comme soufflée d’une sarbacane
Le ciel a même un autre éclat
Depuis toi
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Les hommes poursuivent ce temps
Qui court depuis toujours
Voilà que t’arrives
Et que tout s’éclaire sur mon parcours
Pendue à mon cou comme une liane
Comme le roseau de la sarbacane
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi
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Pas besoin de phrases ni de longs discours
Ça change tout dedans, ça change tout autour
Finis les matins paupières en panne
Lourdes comme des bouteilles de butane
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi
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Pas besoin de faire de trop longs discours
Ça change tout dedans, ça change tout autour
Pourvu que jamais tu ne t’éloignes
Plus loin qu’un jet de sarbacane
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi
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Alors te voilà, bout de femme
Comme soufflée d’une sarbacane
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi
Oh depuis toi…x

We thought we knew all about love

From time immemorial
Our bodies by heart and our hearts
Kept warm in velvet
And then there you are, sweet little woman
As though blown out of a blowpipe
The sky has grown even brighter
Since I met you
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Men are wont to chase that time
As has forever slipped away
And then there you are
And everything in my life becomes clearer
Clinging to my neck like a vine
Like the reed of a blowpipe
The sky has opened up in places
Since I met you
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No need for flowery words or lengthy speeches
Everything’s changed within and all around
Gone are the mornings of jammed eyelids
As heavy as Calor gas cylinders*
I hardly have my wits about any longer
Since I met you
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No need to make long-winded speeches
Everything’s changed both within and without
May you never move away
Any farther than a blowpipe-throw
I hardly have my wits about any longer
Since I met you
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So there you are, sweet little woman
As if blown out of a blowpipe
The sky has opened up in places
Since I met you
Oh since I met youx
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* Alt: Butane gas bottles
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Francis Cabrel – Je te vois venir (tu pars)

You won’t find it on YouTube but here.

Je te vois venir (tu pars) – 2004 I can see where you’re coming from (you’re leaving)
Déjà qu’elles arrivaient bien tard
Bien tard ces années de bonheur
Bien tard ces coups de poing dans le placard
L’arbre avec la flèche dans le cœur
Je vois bien que tu t’éloignes
Et que t’oses même pas dire
Allez, tu pars, je te vois venir

Voilà déjà la chute
J’ai besoin d’un remontant
Pourtant je suis pas bon dans les côtes
Ce sera mon dernier argument
Mais l’appareil est en place
Le petit oiseau va sortir
Allez, tu pars, je te vois venir

Ça fait même pas champ de bataille
Chacun derrière son éventail
Ça fait même pas comme la fin d’une histoire
Et pourtant je te vois venir, tu pars

Je me vois bien près de la gare
Agiter mon chapeau de paille
Puisque tout est en train de faire
De faire que nos chemins déraillent
Quand je retrouverai ma voix
Dans cet entrelacs de ferraille
Je dirai j’en reviens pas
Que tu t’en ailles

Ça fait même pas champ de bataille
Chacun derrière son éventail
Ça fait même pas comme la fin d’une histoire
Et pourtant je te vois venir, tu pars

Dans ces cas-là tu sais
Les amis n’en font pas des tonnes
T’es au moins sûr d’un truc
C’est que tu peux compter sur personne
Juste une main tendue
Qui désigne un point dans le noir
Non, c’est la lune qui éclaire
L’escalier du plongeoir

Je vais rentrer c’est plus sage
Je vais faire celui qui a rien vu
Baisser le rideau, ranger l’étalage
Et tout ce qui de nous donnait sur la rue
Laisse-moi juste une dernière image
Pour ma petite boutique de souvenirs
Allez, tu pars, je te vois venir

Wasn’t it enough that they came so late
So late those years of happiness
So late those punches in the cupboard
The tree carved with arrow in heart
I can see you’re going away
And can’t even bring yourself to speak
Come now, you’re leaving, I can see where you’re coming from

Already the punch line is here
I need a pick-me-up
Though I’m no good uphill
It’ll be my last argument
But the camera’s ready
Watch the birdie!
Come now, you’re leaving, I can see where you’re coming from

It doesn’t even look like a battleground
Each of us behind a fan
It doesn’t even sound like a story ending
Yet I can see where you’re coming from: you’re leaving

I can see myself close to the railway station
Weaving my straw hat
Since everything is conspiring to make
To make it so that our paths diverge
When I’ll find my voice again
In that tracery of scrap iron
I’ll say I can’t get over
Your going away

It doesn’t even look like a battleground
Each of us behind a fan
It doesn’t even sound like a story ending
Yet I can see where you’re coming from: you’re leaving

In cases like these, you know
Friends don’t exert themselves
There’s at least one thing you can count on
It’s that you can’t rely on anyone
Only on a stretched-out hand
Pointing to a dot in the dark
No, it’s the moon lighting up
The steps to the springboard

I’ll go back now, it’s wiser
I’ll just pretend I saw nothing
Pull down the curtain, put away the display
And all that which in us faced the street
Let me keep just one last picture
For my little souvenir shop
Come now, you’re leaving, I can see where you’re coming from

Françoise Hardy – Mon amie la rose

Il est d’autres enregistrements disponibles sur YouTube, mais celui-ci offre la suite d’images sans doute la plus émouvante :
la beauté faite femme, de l’âge tendre à la fin du disque, sans tripatouillage chirurgical.

Mon amie la rose – 1965 My friend the rose
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l’a dit ce matin
A l’aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille

Pourtant j’étais très belle
Oui j’étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l’a dit ce matin
Vois le dieu qui m’a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J’ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus

Tu m’admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain

On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j’ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait

Croie celui qui peut croire
Moi, j’ai besoin d’espoir
Sinon je ne suis rien

Ou bien si peu de chose
C’est mon amie la rose
Qui l’a dit hier matin

We don’t amount to much
And my friend the rose
Told me so this morning
At dawn I was born
Baptised with the dew
I blossomed
Happy and in love
To the rays of the sun
I closed down for the night
Only to wake up old

Yet I was very pretty
Yes, I was the prettiest
Of the flowers of your garden

We don’t amount to much
And my friend the rose
Told me so this morning
See the god who made me
Now make me bow my head
And I feel I’m falling
And I feel I’m falling
My heart is almost bare
I’ve one foot in the grave
Already I am no longer

You admired me yesterday
And I shall be dust
For ever tomorrow

We don’t amount to much
And my friend the rose
Died this morning
The moon tonight
Watched over my friend
In a dream, I saw
Dazzling and naked
Her soul dancing
Far beyond the clouds
And smiling at me

Let him believe that can
As for me I need hope
Otherwise I ‘m nothing

We don’t amount to much
It was my friend the rose
Who said so yestermorning

Françoise Hardy – L’amitié

Cela s’écoute sur YouTube.

L’amitié – 1965 Friendship
Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la Terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi, tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d’autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu’un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l’on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu’à mon tour je ne sois plus personne
S’il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J’oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois

Many of my friends have come from the clouds
With sun and rain their only luggage
They’ve made the season of sincere friendships
The most beautiful of the four on earth

They have the sweetness of the finest landscapes
And the loyalty of birds of passage
In their hearts is engraved an unending tenderness
But sometimes into their eyes slips sadness
Then they come to get warm in my home
And you too you will come

You will take off again for the remotest clouds
And smile again to many a new face
Offer all around you some of your tenderness
When someone else will wish to hide their sadness from you

Since we do not know the things that life may give
It may be that in turn I’ll no longer be somebody
If there remains a friend who truly understands me
I’ll forget altogether my tears and my sorrows
Then maybe I’ll drop by your place
To warm my heart by your hearth

Carla Bruni – Le toi du moi

Filed under: Autres,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Cela s’écoute ici avec sous-titres français et anglais. En prime donc : repérez les erreurs de traduction. Et pour éviter toute confusion, rappelons que cette chanson date de 2002, six ans avant certaine union historique qu’elle a peut-être anticipée.

Le toi du moi – 2002 The you of me
Je suis ton pile
Tu es mon face
Toi mon nombril
Et moi ta glace
Tu es l’envie et moi le geste
Toi le citron et moi le zeste
Je suis le thé, tu es la tasse
Toi la guitare et moi la basse

Je suis la pluie et tu es mes gouttes
Tu es le oui et moi le doute
T’es le bouquet je suis les fleurs
Tu es l’aorte et moi le cœur
Toi t’es l’instant moi le bonheur
Tu es le verre je suis le vin
Toi tu es l’herbe et moi le joint
Tu es le vent j’suis la rafale
Toi la raquette et moi la balle
T’es le jouet et moi l’enfant
T’es le vieillard et moi le temps

Je suis l’iris tu es la pupille
Je suis l’épice toi la papille
Toi l’eau qui vient et moi la bouche
Toi l’aube et moi le ciel qui s’couche
T’es le vicaire et moi l’ivresse
T’es le mensonge moi la paresse
T’es le guépard moi la vitesse
Tu es la main moi la caresse
Je suis l’enfer de ta pécheresse
Tu es le Ciel moi la Terre, hum

Je suis l’oreille de ta musique
Je suis le soleil de tes tropiques
Je suis le tabac de ta pipe
T’es le plaisir je suis la foudre
Tu es la gamme et moi la note
Tu es la flamme moi l’allumette
T’es la chaleur j’suis la paresse
T’es la torpeur et moi la sieste
T’es la fraîcheur et moi l’averse
Tu es les fesses je suis la chaise
Tu es bémol et moi j’suis dièse

T’es le Laurel de mon Hardy
T’es le plaisir de mon soupir
T’es la moustache de mon Trotski
T’es tous les éclats de mon rire
Tu es le chant de ma sirène
Tu es le sang et moi la veine
T’es le jamais de mon toujours
T’es mon amour t’es mon amour

Je suis ton pile
Toi mon face
Toi mon nombril
Et moi ta glace
Tu es l’envie et moi le geste
T’es le citron et moi le zeste
Je suis le thé, tu es la tasse
Toi la putain et moi la passe
Tu es la tombe et moi l’épitaphe
Et toi le texte, moi le paragraphe
Tu es le lapsus et moi la gaffe
Toi l’élégance et moi la grâce
Tu es l’effet et moi la cause
Toi le divan moi la névrose
Toi l’épine moi la rose
Tu es la tristesse moi le poète

Tu es la Belle et moi la Bête
Tu es le corps et moi la tête
Tu es le corps. Hummm !

T’es le sérieux moi l’insouciance
Toi le flic moi la balance
Toi le gibier moi la potence
Toi l’ennui et moi la transe
Toi le très peu moi le beaucoup
Moi le sage et toi le fou
Tu es l’éclair et moi la poudre
Toi la paille et moi la poutre
Tu es le surmoi de mon ça
C’est toi Charybde et moi Scylla
Tu es la mère et moi le doute
Tu es le néant et moi le tout
Tu es le chant de ma sirène
Toi tu es le sang et moi la veine
T’es le jamais de mon toujours
T’es mon amour t’es mon amour

I am your tails
You are my heads
You my navel
And I your mirror
You are the craving and I the gesture
You the lemon and I the zest
I am the tea you are the cup
You the guitar and I the bass

I am the rain and you are my drops
You are the yes and I the doubt
You’re the posy I am the flowers
It’s you the aorta and I the heart
You’re the instant I the happiness
You are the glass I am the wine
It’s you the grass and I the joint
You are the wind I’m the gust
You the racket and I the ball
You’re the toy and I the child
You’re the old man and I time

I am the iris you are the pupil
I am the spice you the taste buds
You  who make my mouth water
You the dawn and I the sun that sets
You’re the vicar and I drunkenness
You’re the lie I laziness
You’re the cheetah I the speed
You are the hand I the caress
I am the hell of your sinner
You are Heaven and I Earth, hum

I am the ear of your music
I am the sun of your tropics
I am the tobacco of your pipe
You’re the pleasure I am the lightning
You are the octave and I the note
You are the flame I the match
You’re the heat I’m laziness
You’re torpor and I the nap
You’re coolness and I the shower
You are the buttocks and I the chair
You are flat and I’m sharp

You’re the Laurel of my Hardy
You’re the pleasure of my sigh
You’re the moustache of my Trotsky
You’re all the roar of my laughter
You are the song of my siren
You are the blood and I the vein
You’re the never of my forever
You’re my love you’re my love

I am your tails
You are my heads
You my navel
And I your mirror
You are the craving and I the gesture
You’re the lemon and I the zest
I am the tea you are the cup
You the whore and I the trick
You are the tomb and I the epitaph
And you the text I the paragraph
You are the slip and I the blunder
You the elegance and I the grace
You are the effect and I the cause
You the sofa I the neurosis
You the thorn I the rose
You are sadness I the poet

You are the Beauty and I the Beast
You are the body and I the head
You are the body, yummy…

You are gravity I recklessness
You the cop and I the snitch
You the game I the gallows
You the boredom and I the trance
You the very little I the very much
I the sage and you the jester
You are the flash and I the powder
You the straw and I the beam
You are the superego of my id
Charybdis is you and I Scylla
You are the mother and I the doubt
You are nothingness and I the whole
You are the song of my siren
It’s you the blood and I the vein
You’re the never of my forever
You’re my love you’re my love

Georges Brassens – La mauvaise réputation

Georges Brassens was the bard of my formative years, much earlier than Jacques Brel. When his first record came out, I was eight (and he, 32), but soon I knew all the songs of La mauvaise réputation by heart. (Below is the title song of that record, audible on YouTube. And by the time I was sixteen, his ‘Le temps ne fait rien à l’affaire’ summarised for Alceste me all that was wrong with my folks and my times. Half a century later, I keep humming it whenever I need to remind myself of its deep truth, seen from the other end of the peril scope.
Yet time must have had something to do with it after all: when I trawled the net for Brassens songs, sure I found many I was familiar with, but also many I can’t remember having ever heard. Most amazing was the discovery of an entire website, analysebrassens.com, dissecting in all learnedness all of the songs of the griot de la gaudriole. Worthy of mention too are the excellent, didactic English translations on David Barfield’s blog.
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La mauvaise réputation 1953
The bad reputation

Au village, sans prétention
J’ai mauvaise réputation
Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme
Mais les brav’ gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’ gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Tout le monde médit de moi
Sauf les muets, ça va de soi

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet
La musique qui marche au pas
Cela ne me regarde pas
Je ne fais pourtant de tort à personne
En n’écoutant pas le clairon qui sonne
Mais les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’s gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi

Quand j’croise un voleur malchanceux
Poursuivi par un cul-terreux
J’lance la patte et pourquoi le taire
Le cul-terreux s’retrouv’ par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne
En laissant courir les voleurs de pommes
Mais les brav’ gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux,
Non les brav’ gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Tout le monde se rue sur moi
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi

Pas besoin d’être Jérémie
Pour d’viner l’sort qui m’est promis
S’ils trouv’nt une corde à leur goût
Ils me la passeront au cou
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant les ch’mins qui n’mèn’ pas à Rome
Mais les brav’ gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Non les brav’ gens n’aiment pas que
L’on suive une autre route qu’eux
Tout l’mond’ viendra me voir pendu
Sauf les aveugles, bien entendu

In the village, though unassuming
I have a bad reputation
Whether I put myself out or keep quiet
I’m thought of as a I-don’t-know-what
Yet I do nobody no harm
By going peacefully along
But the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
No the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
Everyone speaks ill of me
Except the dumb, needless to say

On the Fourteenth of July
I keep to my cosy bed
Marching music
Is no concern of mine
Yet I do nobody no harm
By not listening to the bugle as it sounds
But the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
No, the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
Everyone points at me
Except the penguins, needless to say

When I come across an unlucky thief
Chased by some country bumpkin
I stick out my foot, and why not say it
The country bumpkin finds himself on the ground
Yet I’m doing nobody no harm
By letting apple thieves get away
But the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
No the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
Everybody pounces on me
Except the legless, needless to say

No need to be a Jeremiah
To guess the fate that awaits me
If they find a rope to their liking
They’ll put it round my neck
Yet I’m doing nobody no harm
By following paths that don’t lead to Rome
But the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
No, the good folk don’t like it when
You follow another path than theirs
Everybody will come to see me hanged
Except the blind, naturally

Jacques Brel : Le plat pays

Filed under: French songs,Jacques Brel — chansongs @ 12:00 pm
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Studio recording.
Olympia 1964.
In person.

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Le plat pays – 1963

The flat homeland

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l’est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
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Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluies pour unique bonsoir
Avec le vent d’ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
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Avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu
Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité
Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu
Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s’écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
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Avec de l’Italie qui descendrait l’Escaut
Avec Frida la blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien
With the Northern Sea as terminal waste land
And waves of dunes to halt the waves
And rocks of a kind which the tides override
And which forever have their hearts at low tide
With an infinity of mist in the making
With the easterly, listen to it holding
This flat homeland of mine

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With only cathedrals for mountains
And black steeples for greasy poles
Where stone devils unhook the clouds
With the passing of days as sole venture
And only lanes of rain as farewells
With the westerly, listen to it claiming
This flat homeland of mine

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With a sky so low a canal lost its way
With a sky so low it begs humility
With a sky so grey a canal hanged itself
With a sky so grey it must be forgiven
With the northerly that tears itself apart
With the northerly, listen to it cracking
This flat homeland of mine

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With part of Italy if it flew down the Escaut
With Fair Frida when she becomes Margot
When the sons of November come back to us in May
When the plain is steaming and shivers through July

When the wind looks like laughter, when the wind fans the wheat
When the wind turns southward, listen to it singing
This flat homeland of mine

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Alain Bashung – Gaby oh Gaby

Filed under: Alain Bashung,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Cela s’écoute sur YouTube en studio ou sur scène.

Gaby oh Gaby – 1981 Gaby oh Gaby
J’fais mon footing au milieu des algues et des coraux
Et j’fais mes pompes sur les restes d’un vieux cargo
J’dis bonjour… Faut bien que je me mouille
C’est ma dernière surprise-party, je m’écrase le nez au hublot
J’ai mon contrat de confiance, l’encéphalo qu’y faut
J’ai du bol, j’en vois un qui rigoleGaby, oh Gaby, tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir, j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des golfes pas très clairs

En r’gardant les résultats d’son check-up
Un requin qui fumait plus a rallumé son clope
Ca fait frémir, faut savoir dire stop
Tu sais, tu sais c’est comme ce type qui voudrait que j’me soigne
Et qu’abandonne son clebs au mois d’août en Espagne
J’sens comme un vide, remets-moi Johnny Kidd

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir, j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des golfes pas très clairs

Gaby j’t’ai déjà dit qu’t’es bien plus belle que Mauricette
T’es belle comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette
J’la fais craquer, au feu les pompiers
Aujourd’hui c’est Vendredi et j’voudrais bien qu’on m’aime
J’sens qu’j’vais encore finir chez Wanda et ses sirènes
Et ses sirènes

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir, j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des golfes pas très clairs

Alors à quoi ça sert la frite si t’as pas les moules
Ca sert à quoi l’cochonnet si t’as pas les bou-ou-ou-ou-oules

I’m jogging amidst algae and coral
and doing my push-ups on the wreck of an old freighter
I say hello … Must get into it, what
That’s my last party, I flatten my nose against the porthole
I’ve got my trust agreement, the right encephalogram
I’m lucky, I see that one bloke there laughingGaby, oh Gaby, you shouldn’t leave me at night
I can’t sleep, I keep messin’ things up
Gaby, oh Gaby, you want me to sing of the sea
Along, along, along them not so clear gulfs

After a glance at his check-up
A shark that’s quit smoking lights up his fag again
It makes one shudder, one should know where to draw the line
You know, you know, it’s like this guy who says I should get treated
And then ditches his mutt in August in Spain
I feel like in a void. Play me that Johnny Kidd again

Gaby, oh Gaby, you shouldn’t leave me alone at night
I can’t sleep, I keep messin’ things up
Gaby, oh Gaby, you want me to sing of the sea
Along, along, along them not so clear gulfs

Gaby, I’ve already told you you’re much prettier than Mauricette
You’re as pretty as a firecracker waiting for a match
I light it. Fire! Fire! Call 911
Today’s Friday and I’d like someone to love me
I feel I’ll end up by Wanda and her sirens
And her sirens

Gaby, oh Gaby, you shouldn’t leave me at night
I can’t sleep, I keep messin’ things up
Gaby, oh Gaby, you want me to sing of the sea
Along, along, along them not so clear gulfs

So what’s the use of French fries if you haven’t got the mussels?
What use is there for a jack if you haven’t got the ba-a-a-a-alls?

Alain Bashung – Osez, Joséphine

Filed under: Alain Bashung,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Le dernier des Grands de la Chanson française ? En tout cas le seul qui ne chante jamais, mais parle ses chansons ou, au mieux, les psalmodie. Je l’aurai découvert sur le tard : le traducteur en moi est séduit par la complexité de ses textes ; en revanche, l’auditeur en moi ne supporte pas de l’écouter plus d’un quart d’heure. Essayez pour voir.

Celle-ci s’écoute sur YouTube.

Osez, Joséphine  1991
Dare, Josephine
Sonnerie à l’arrière des berlines
on devine
des monarques et leurs figurines
juste une paire de demi-dieux
livrés à eux
ils font des petits
ils font des envieux

à l’arrière des dauphines
je suis le roi des scélérats
à qui sourit la vie

marcher sur l’eau
éviter les péages
jamais souffrir
juste faire hennir
les chevaux du plaisir

osez, osez, Joséphine
osez, osez, Joséphine
plus rien ne s’oppose à la nuit
rien ne justifie

usez vos souliers
usez l’usurier
soyez ma muse
et que ne durent que les moments doux
durent que les moments doux
et que ne durent que les moments doux

osez, osez, Joséphine
osez, osez, Joséphine
plus rien ne s’oppose à la nuit
rien ne justifie

In the back seats of saloons
One can imagine
Monarchs and their figurines
Just a pair of demigods
Left to their own
They have imitators
They make people jealous

In the back seats of Dauphines
I am the king of villains
On whom life is smiling

Walking on water
Avoiding toll booths
Never having to suffer
Just having the horses
Of pleasure whinnying

Dare, dare, do, Josephine
Dare, do dare, Josephine
There’s nothing against the night any longer
Nothing justifies

Wear out your shoes
Wear out the usurer
Be my muse
And may only sweet moments endure
Only sweet moments endure
And may only sweet moments endure

Dare, dare, do, Josephine
Dare, do dare, Josephine
There’s nothing against the night any longer
Nothing justifies

Alain Bashung – La nuit je mens

The boobs-and-fag version is here. And live here. Among others.

La nuit je mens – 1998 At night I lie
On m’a vu dans le Vercors
Sauter à l’élastique
Voleur d’amphores
Au fond des criques
J’ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l’amour, j’ai fait le mort
T’étais pas née

À la station balnéaire
Tu t’es pas fait prier
J’étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d’eau

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m’en lave les mains
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J’ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T’accaparer, seulement t’accaparer
D’estrade en estrade
J’ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d’aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

Etc.

I’ve been seen on the Vercors Plateau
Doing bungee jumps
Robbing amphorae
At the bottom of coves
I’ve courted moray eels
I’ve made love, I’ve played dead
You weren’t born yetAt the seaside resort
You didn’t have to be asked twice
I was massage glove, geyser
A tad more and I soaked
Story of H20

At night I lie
I take trains to cross the plain
At night I lie
I’m washing my hands of it
In my boots are mountains of questions
Where an echo of you still remains
Where an echo of you still remains

I spent the season
Within this cranium
Your thoughts
I made my own
Hoarding you, only hoarding you
From platform to platform
I made so many misunderstandings dance
Miles and miles of vie en rose

One day at the circus
Another trying to please you
Spitz trainer
Aqueduct dynamiter

At night I lie
I catch trains across the plain
At night I lie
Shamelessly
In my boots are mountains of questions
Where an echo of you still remains
Where an echo of you still remains

Etc.

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