CHANSONGS

11/12/2016

Bob Dylan – A Hard Rain’s A-Gonna Fall

This is the song handpicked half a century later for the entertainment of the Nobel Prize glitterati out of absent Bob Dylan’s Father Christmas’s sack.
I’ve felt like translating it today to prove to myself that it doesn’t make any more sense in French than it does in English. I guess Patti Smith must have felt the same, blundering as she did not once but twice over the convoluted words – watch the performance here if you must. This lack of professionalism earned her a standing ovation – well, why not, since the lyricist himself was being anointed as a master writer?
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A Hard Rain’s A-Gonna Fall (1963)
=A Hard Rain’s A-Gonna Fall (1963)
Une forte pluie va tomber
=
Oh, where have you been, my blue-eyed son?
Oh, where have you been, my darling young one?
I’ve stumbled on the side of twelve misty mountains
I’ve walked and I’ve crawled on six crooked highways
I’ve stepped in the middle of seven sad forests
I’ve been out in front of a dozen dead oceans
I’ve been ten thousand miles in the mouth of a graveyard
And it’s a hard, and it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall
=
Oh, what did you see, my blue-eyed son?
Oh, what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it
I saw a black branch with blood that kept drippin’
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin’
I saw a white ladder all covered with water
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken
I saw guns and sharp swords in the hands of young children
And it’s a hard, and it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall
=
And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder, it roared out a warnin’
Heard the roar of a wave that could drown the whole world
Heard one hundred drummers whose hands were a-blazin’
Heard ten thousand whisperin’ and nobody listenin’
Heard one person starve, I heard many people laughin’
Heard the song of a poet who died in the gutter
Heard the sound of a clown who cried in the alley
And it’s a hard, and it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall
=
Oh, who did you meet, my blue-eyed son?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony
I met a white man who walked a black dog
I met a young woman whose body was burning
I met a young girl, she gave me a rainbow
I met one man who was wounded in love
I met another man who was wounded with hatred
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall
=
Oh, what’ll you do now, my blue-eyed son?
Oh, what’ll you do now, my darling young one?
I’m a-goin’ back out ’fore the rain starts a-fallin’
I’ll walk to the depths of the deepest black forest
Where the people are many and their hands are all empty
Where the pellets of poison are flooding their waters
Where the home in the valley meets the damp dirty prison
Where the executioner’s face is always well hidden
Where hunger is ugly, where souls are forgotten
Where black is the color, where none is the number
And I’ll tell it and think it and speak it and breathe it
And reflect it from the mountain so all souls can see it
Then I’ll stand on the ocean until I start sinkin’
But I’ll know my song well before I start singin’
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall
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Oh, où es-tu allé, mon fils aux yeux bleus ?
Oh, où es-tu allé, mon petit chéri ?
J’ai trébuché sur les flancs de douze montagnes brumeuses
J’ai marché et j’ai rampé sur six autoroutes tortueuses
J’ai pénétré au cœur de sept forêts tristes
Je suis sorti à la rencontre d’une douzaine d’océans morts
J’ai fait dix mille miles dans la bouche d’un cimetière
Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
=
Oh, qu’as-tu vu, mon fils aux yeux bleus ?
Oh, qu’as-tu vu, mon petit chéri ?
J’ai vu un nouveau-né avec des loups sauvages tout autour
J’ai vu une autoroute de diamants sans personne dessus
J’ai vu une branche noire dégouttant du sang
J’ai vu une salle pleine d’hommes et leurs marteaux saignaient
J’ai vu une échelle blanche entièrement sous l’eau
J’ai vu dix mille bavards, tous la langue brisée
J’ai vu des fusils et des épées tranchantes dans les mains de gamins | Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
=
Et qu’as-tu entendu, mon fils aux yeux bleus ?
Et qu’as-tu entendu, mon petit chéri ?
J’ai entendu le bruit du tonnerre, il a hurlé un avertissement
Entendu le rugissement d’une vague qui pourrait noyer la terre entière | Entendu cent joueurs de tambour dont les mains étaient en flammes | Entendu dix mille chuchoter et pas un n’écoutait
Entendu une personne mourant de faim, entendu beaucoup de gens rire | Entendu la chanson d’un poète mort dans le caniveau
Entendu le bruit que faisait un clown qui pleurait dans l’allée
Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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Qui as-tu rencontré, mon fils aux yeux bleus
Qui as-tu rencontré, mon petit chéri ?
J’ai rencontré un petit enfant auprès d’un poney mort
J’ai rencontré un homme blanc qui promenait un chien noir
J’ai rencontré une jeune femme dont le corps brûlait
J’ai rencontré une jeune fille, elle m’a donné un arc-en-ciel
J’ai rencontré un homme blessé par l’amour
J’ai rencontré un autre homme blessé par la haine
Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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Oh, que vas-tu faire maintenant, mon fils aux yeux bleus ?
Oh, que vas-tu faire à présent, mon petit chéri ?
Je retourne dehors avant que la pluie ne se mette à tomber
Je vais marcher jusqu’au fin fond de la forêt noire la plus dense
Où les gens sont nombreux et et ont les mains vides
Où les boulettes de poison saturent leurs eaux
Où la maison dans la vallée rencontre la prison sale et humide
Où la face du bourreau est toujours soigneusement voilée
Où la faim est hideuse, où les âmes sont oubliées
Où noir est la couleur, où zéro est le nombre
Et je le dirai et le penserai et l’exprimerai et le respirerai
Et le réfléchirai depuis la montagne afin que toutes les âmes le voient | Puis je me mettrai debout sur l’océan jusqu’à ce que je commence à couler | Mais je connaîtrai ma chanson bien avant de me mettre à chanter | Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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09/10/2016

Charles Aznavour – La critique

Filed under: Charles Aznavour,French songs — marcel barang @ 5:51 pm
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La critique (2004) The critics
Ils sont là tranquilles sans la moindre bile
Lorsque l’on panique et que mort de trac
Tous nos membres claquent devant le public.
Avec un air sombre, ils guettent dans l’ombre
Armés d’un stylo, quoi qu’on dise ou fasse
De notre cuirasse, le moindre défaut.
De gauche ou de droite, ceux que l’on mandate
Pour faire un papier n’ont, je le présume
Pas trempé leur plume dans un bénitier.
Et que peut-on faire, pauvre pot de terre
Vulnérable et seul, lorsque l’on en crève
Rengainer ses rêves et fermer sa gueule ?
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La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
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Frappé de nécrose, en lisant ces proses
Qui sauf exception, ressemblent oh surprise
À des entreprises de démolition.
Si certains paniquent et neurasthéniques
Consultent des psys, d’autres se libèrent
Remuent ciel et terre, étant Dieu merci
Du genre opiniâtre, sont prêts à se battre
Et pour être mieux, cherchent un autre style
Changent de profil, plantent des cheveux.
Ça ne change guère, il reste une guerre
De papier journal fait de mots qui touchent
Là où ça fait mouche, là où ça fait mal.
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La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Sorti du calvaire des années galères
De crève-la-faim, des galas sordides
Des soirées à bidet lorsqu’on voit enfin
Son nom qui se niche en haut de l’affiche
Ça fait chaud au cœur, puis vient la première
Où faut se les faire, contrôlant sa peur.
Après la soirée, les dés sont jetés
Déjà dans le hall, c’est fait de silence
Inquiétant et dense, miel ou vitriol.
Que ce soit le sacre ou bien le massacre
Faudra faire avec, se dit en coulisses
L’artiste au supplice sans un poil de sec.
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La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
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Mais dis-toi que puisque tu as pris tes risques
T’as choisi ton bord, il te faut admettre
Que le sien est d’être, même s’il a tort
Celui qui informe, même s’il déforme
Souvent ta pensée, chacun sa manière
Et son savoir-faire, chacun son métier.
Les articles passent, d’autres prennent place
Dans les quotidiens, ainsi va la vie
Nul ne s’en soucie, nul ne s’en souvient.
Quand l’artiste en scène joue et se démène
Rien n’est important, adieu la critique
Salut le public, bravo le talent.
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La critique, la critique, qu’elle vous porte aux nues
Ou en trois mots vous tue, la critique, la critique
Donne son unique opinion qu’est pas forcément du béton.
En fin de compte, seul le public a raison.
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Here they are unworried and fret-free
While you panic frightened to death
All your limbs chattering before the audience.
Solemn-faced, armed with biros in the shadows
no matter what you do they keep an eye
for the least of your front’s flaws.
Left- or right-leaning, those that are mandated
to pen a piece do not, I take it
dip their quills into holy water
and what can you poor earthen pots do
vulnerable and alone, when it kills you having
to keep your dreams to yourself and shut your face?
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up.
=
Struck with necrosis as you read those pieces
which with the occasional exception resemble
what else is new, demolition works.
If some of us panic and consult shrinks
out of neurasthenia, others free themselves
and leave no stone unturned, being, thank God
of a tenacious kind and ready to fight
and, to get better, look for another style
change their profiles, and plant hairs.
Nothing much changes, the newspaper war remains
full of words that score
right where it matters, right where it hurts
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up.
=
Out of the Calvary of dog’s years
of starvation, sordid galas and failed reps
when you finally see your name
with its top billing up there
It’s heart-warming, but then comes the première
Where you must face them, fear in check.
Once the show is over, the dice are cast
already in the hall all is disquieting and dense
silence – honey or vitriol.
Be it coronation or extermination
I’ll have to live with it, the artist under torture
sweating profusely tells himself
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The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up
=
But tell yourself that since you took your risks
and chose your camp, you must admit
theirs is to be, even if they are wrong
the ones that inform, even if they often distort
what you meant: to each his style
and his know-how, to each his job.
Articles go stale, others take their place
in the dailies, such is life
Nobody cares, nobody remembers.
When the artist on stage plays and does his utmost
nothing else matters. Goodbye the critics
hello the audience, talent is all.
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The critics, the critics, whether they praise you to the skies | or with three words slay you, the critics, the critics | give their unique opinions which are not necessarily watertight.
Ultimately, the public’s always right.
=

01/01/2015

Francis Cabrel : Sarbacane

‘Sarbacane’ is one of French singer Francis Cabrel’s most popular songs. Listen to it here.
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Sarbacane – Francis Cabrel – 1989 Blowpipe
x.
On croyait savoir tout sur l’amour
Depuis toujours
Nos corps par cœur et nos cœurs
Au chaud dans le velours
Et puis te voilà, bout de femme
Comme soufflée d’une sarbacane
Le ciel a même un autre éclat
Depuis toi
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Les hommes poursuivent ce temps
Qui court depuis toujours
Voilà que t’arrives
Et que tout s’éclaire sur mon parcours
Pendue à mon cou comme une liane
Comme le roseau de la sarbacane
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi
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Pas besoin de phrases ni de longs discours
Ça change tout dedans, ça change tout autour
Finis les matins paupières en panne
Lourdes comme des bouteilles de butane
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi
x
Pas besoin de faire de trop longs discours
Ça change tout dedans, ça change tout autour
Pourvu que jamais tu ne t’éloignes
Plus loin qu’un jet de sarbacane
J’ai presque plus ma tête à moi
Depuis toi
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Alors te voilà, bout de femme
Comme soufflée d’une sarbacane
Le ciel s’est ouvert par endroits
Depuis toi
Oh depuis toi…x

We thought we knew all about love

From time immemorial
Our bodies by heart and our hearts
Kept warm in velvet
And then there you are, sweet little woman
As though blown out of a blowpipe
The sky has grown even brighter
Since I met you
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Men are wont to chase that time
As has forever slipped away
And then there you are
And everything in my life becomes clearer
Clinging to my neck like a vine
Like the reed of a blowpipe
The sky has opened up in places
Since I met you
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No need for flowery words or lengthy speeches
Everything’s changed within and all around
Gone are the mornings of jammed eyelids
As heavy as Calor gas cylinders*
I hardly have my wits about any longer
Since I met you
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No need to make long-winded speeches
Everything’s changed both within and without
May you never move away
Any farther than a blowpipe-throw
I hardly have my wits about any longer
Since I met you
x

So there you are, sweet little woman
As if blown out of a blowpipe
The sky has opened up in places
Since I met you
Oh since I met youx
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* Alt: Butane gas bottles

Georges Brassens – Avoir un bon copain

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Avoir un bon copain 

Having a pal

[Refrain :]
Avoir un bon copain
voilà c´qu’il y a d´meilleur au monde
Oui, car un bon copain
c´est plus fidèle qu´une blonde
unis main dans la main à chaque seconde
on rit de ses chagrins
quand on possède un bon copain

C´est le printemps, on a vingt ans
le cœur et le moteur battent gaiement
droit devant nous sans savoir où
nous filons comme des fous
car aujourd´hui tout nous sourit
dans une auto on est bien entre amis
aussi chantons sur tous les tons
notre plaisir d´être garçons

(refrain)

Les aveux des amoureux
avouons-le maintenant c´est vieux jeu
c´est plus charmant qu’des longs serments
qui n´sont que des boniments loin des baisers
Pour se griser sur une route
il suffit de gazer le grand amour
ça dure un jour, l´amitié dure toujours

(refrain)

[Chorus:]
Having a pal
that’s what’s best in the world
Well, yes, ’cause a pal
is more faithful than a girlfriend
united hand in hand every single second
we laugh at our sorrows
when we have a pal

It’s springtime, we’re twenty
heart and engine pulse gaily
straight ahead without knowing where
we’re rushing forth like mad
’cause today we’re on top of the world
in a car it’s so nice being among friends
so let’s sing in every key
our pleasure at being boys

(chorus)

Avowals of love
let’s admit it are now passé
yet more charming than lengthy vows
which are but blarney far from kisses
To get tipsy on the road
dismissing passionate love is enough
it lasts one day, friendship lasts forever

(chorus)

Jean Ferrat : On ne voit pas le temps passer

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On ne voit pas le temps passer – 1965

Who knows where the time goes*

On se marie tôt à vingt ans
Et l’on n’attend pas des années
Pour faire trois ou quatre enfants
Qui vous occupent vos journées
Entre les courses la vaisselle
Entre ménage et déjeuner
Le monde peut battre de l’aile
On n’a pas le temps d’y penser[Refrain]
Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n’ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer
Une odeur de café qui fume
Et voilà tout son univers
Les enfants jouent, le mari fume
Les jours s’écoulent à l’envers
À peine voit-on ses enfants naître
Qu’il faut déjà les embrasser
Et l’on n’étend plus aux fenêtres
Qu’une jeunesse à repasser[Refrain]Elle n’a vu dans les dimanches
Qu’un costume frais repassé
Quelques fleurs ou bien quelques branches
Décorant la salle à manger
Quand toute une vie se résume
En millions de pas dérisoires
Prise comme marteau et enclume
Entre une table et une armoire

[Refrain]

They rush into marriage at twenty
And waste no time
Having three or four children
Keeping them busy day after day
What with the shopping and the washing
The cleaning and the cooking
The world may well have fallen off
They have no time to give it a thought[Chorus]
Should we cry or should we laugh
Are they to be envied or pitied
I’m not in the mood to say
Who knows where the time goesAn aroma of steaming coffee
That’s their entire universe
The kids are playing, the husband’s smoking
The days go by the wrong way round
They’ve hardly seen their children born
It’s time to kiss them off
With nothing left to hang outside the windows
But their own youth steam-ironed to tatters[Chorus]She’s seen in her Sundays
Nothing but a freshly ironed suit
A few flowers, a few twigs maybe
Decorating the living room
When an entire life comes down
To millions of trivial steps
Caught hammer-and-anvil-like
Between a table and a cupboard

[Chorus]

* Actually, the usual translation of the French expression is quite simply ‘time flies’.
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Georges Brassens : Le pornographe

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Le pornographe – 1958

The pornographer

Autrefois, quand j’étais marmot
J’avais la phobie des gros mots
Et si je pensais « merde » tout bas
Je ne le disais pas
Mais
x
Aujourd’hui que mon gagne-pain
C’est de parler comme un turlupin
Je ne pense plus « merde », pardi
Mais je le dis
x
[Refrain :]
Je suis le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson
x
Afin d’amuser la galerie
Je crache des gauloiseries,
Des pleines bouches de mots crus
Tout à fait incongrus
Mais
x
En me retrouvant seul sous mon toit
Dans ma psyché je me montre au doigt
Et me crie: « Va te faire, homme incorrect
Voir par les Grecs »
x
[Refrain]
x
Tous les samedis je vais à confesse
M’accuser d’avoir parlé de fesses
Et je promets ferme au marabout
De les mettre tabou
Mais
x
Craignant si je n’en parle plus
De finir à l’Armée du Salut
Je remets bientôt sur le tapis
Les fesses impies
x
[Refrain]
x
Ma femme est,
soit dit en passant
D’un naturel concupiscent
Qui l’incite à se coucher nue
Sous le premier venu
Mais
x
M’est-il permis, soyons sincère
D’en parler au café-concert
Sans dire qu’elle a, suraigu
Le feu au cul ?
x
[Refrain]
x
J’aurais sans doute du bonheur

Et peut-être la Croix d’honneur
À chanter avec décorum
L’amour qui mène à Rome
Mais
x
Mon ange m’a dit: « Turlututu
Chanter l’amour t’est défendu
S’il n’éclot pas sur le destin
D’une putain »
x
[Refrain]
x
Et quand j’entonne, guilleret
À un patron de cabaret
Une adorable bucolique
Il est mélancolique
Et
x
Me dit, la voix noyée de pleurs
« S’il vous plaît de chanter les fleurs
Qu’elles poussent au moins rue Blondel
Dans un bordel »
x
[Refrain]
x
Chaque soir avant le dîner
À mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
x
N’me d’mandez pas d’chanter ça si
Vous redoutez d’entendre ici
Que j’aime à voir de mon balcon
Passer les cons
x
[Refrain]
x
Les bonnes âmes d’ici-bas
Comptent ferme qu’à mon trépas
Satan va venir embrocher
Ce mort mal embouché
Mais
x
Mais veuille le grand manitou
Pour qui le mot n’est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem
À l’heure blême
Le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson
x
Long ago, when I was a kid
I just couldn’t stand swearwords
And if I thought ‘shit’ on the quiet
I didn’t say it out loud
But
x
Now that my livelihood
Depends on talking crap
I no longer think ‘shit’, of course
But I say it
x
[Chorus:]
I’m the pornographer
Of the gramophone
The raunchy bard
Of popular song
x
To play to the gallery

I spit out bawdy jokes
Mouthfuls of crude expressions
Absolutely out of place
But
x
Finding myself alone back at home

In my mind’s eye I point at myself
And shout: ‘Rude man, sod
Off to the Greek Islands’
x
[Chorus:]
x
Every Saturday I go to church
To confess I babble about bums
And I firmly promise the marabout
To rule them taboo
But
x
Fearing if I no longer mention them
Of ending my life on charity
I soon bring up again
The impious buttocks
x
[Chorus]
x
My wife, by the way, is
Of a concupiscent nature
Which prompts her
To go to bed naked
Under the first comer
But
x
Am I allowed, let’s be frank
To mention it in music-halls
Without saying that she’s
Utterly randy?
x
[Chorus]
x
No doubt I’d have good fortune
And perhaps the Croix d’honneur
If I sang with due decorum
The love that leads to Rome
But
x
My angel told me ‘Fiddlesticks
Singing of love is forbidden you
If it doesn’t sprout out of
A whore’s lot’
x
[Chorus]
x
And when I strike up cheerfully
For the boss of a cabaret
A lovely bucolic song
He turns melancholic
And
x
Says to me, his voice choking with tears
‘If you fancy singing about flowers
At least have them grow in some
Patpong brothel’
x
[Chorus]
x
Every evening before dinner
Setting foot on my balcony
I look at the city folk
In the sunset
But
x
Don’t ask me to sing of that if
You’re afraid to hear here
That from my balcony l like to see
Jerks pass by
x
[Chorus]
x
The kind souls here below
Firmly expect that on my demise
Satan will come and skewer
This coarse dead body
But
x
But may the big noise up there
To whom the word means nothing
Admit into his Jerusalem
At the wan hour
The pornographer
Of the gramophone
The raunchy bard
Of popular song
x

Bob Dylan – Just like a woman

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The version I prefer is here.
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Just like a woman – 1966
=
Tout à fait comme une femme
=
Nobody feels any pain
Tonight as I stand inside the rain
Everybody knows that Baby’s got new clothes
But lately I see her ribbons and her bows
Have fallen from her curls
=
She takes just like a woman, yes she does
She makes love like a woman, yes she does
And then she aches just like a woman
But she breaks just like a little girl
=
Queen Mary, she’s my friend
Yes I believe I’ll go see her again
Nobody has to guess that Baby can’t be blessed
Till she sees finally that she’s like all the rest
With her fog, her amphetamine and her pearls
=
She takes just like a woman, yes she does
She makes love like a woman, yes she does
And then she aches just like a woman
But she breaks just like a little girl
=
It was raining from the first
And I was dying there of thirst
So I came in here and your long-time curse hurts
But what’s worse is this pain in here
I can’t stay in here. Ain’t it clear that I just don’t fit?
=
Yes, I believe it’s time for us to quit
But when we meet again, introduced as friends
Please don’t let on that you knew me when
I was hungry and it was your world
=
Ah, you take just like a woman, yes you do
You make love like a woman, yes you do
And then you ache just like a woman
But you break just like a little girl
=
Personne ne ressent la moindre douleur
Ce soir alors que je suis debout sous la pluie
Tout le monde sait que Bibiche a des vêtements neufs
Mais ces derniers temps je vois que les rubans noués
À ses boucles de cheveux sont tombés
=
Elle accapare tout à fait comme une femme, oh ça oui
Elle fait l’amour comme une femme, oh ça oui
Et puis elle souffre tout à fait comme une femme
Mais elle craque tout à fait comme une gamine
=
La reine Mary, c’est mon amie
Oui, je crois que je vais retourner la voir
Personne ne doit deviner que Bibiche ne peut être comblée
Tant qu’elle n’aura pas compris qu’elle est comme toutes les autres
Avec son brouillard, ses amphétamines et ses perles
=
Elle se sert tout à fait comme une femme
Elle fait l’amour comme une femme
Et puis elle souffre tout à fait comme une femme
Mais elle craque tout à fait comme une gamine
=
Il pleuvait depuis le début et je mourais de soif là dehors
Alors je suis entré et tes crampes récurrentes font mal
Mais le pire c’est la douleur ici dedans
Je ne peux pas rester ici. N’est-il pas évident
que ce n’est tout simplement pas ma place ?
=
Oui, je crois qu’il est temps qu’on se sépare
Quand on se rencontrera à nouveau, amis pour la galerie
Je t’en prie, ne dis pas que tu m’as connu quand
J’avais faim et que le monde était à toi
=
Ah, tu te sers tout à fait comme une femme, oh oui alors
Tu fais l’amour comme une femme, oh oui vraiment
Et puis tu souffres tout à fait comme une femme
Mais tu fonds en larmes tout à fait comme une gosse
=

Leonard Cohen – I’m your man

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I’m your man – 1988

J’suis ton homme

If you want a lover
I’ll do anything you ask me to
And if you want another kind of love
I’ll wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
I’m your man

If you want a boxer
I will step into the ring for you
And if you want a doctor
I’ll examine every inch of you
If you want a driver
Climb inside
Or if you want to take me for a ride
You know you can
I’m your man

Ah, the moon’s too bright
The chain’s too tight
The beast won’t go to sleep
I’ve been running through these promises to you
That I made and I could not keep

Ah but a man never got a woman back
Not by begging on his knees
Or I’d crawl to you baby
And I’d fall at your feet
And I’d howl at your beauty
Like a dog in heat
And I’d claw at your heart
And I’d tear at your sheet
I’d say please, please
I’m your man

And if you’ve got to sleep
A moment on the road
I will steer for you
And if you want to work the street alone
I’ll disappear for you
If you want a father for your child
Or only want to walk with me a while
Across the sand
I’m your man

If you want a lover
I’ll do anything you ask me to
And if you want another kind of love
I’ll wear a mask for you

Si tu veux un amant
je ferai tout ce que tu me demanderas
et si tu veux une autre sorte d’amour
je porterai un masque pour toi
Si tu veux un partenaire
prends ma main
ou si tu veux me descendre dans ta colère
me voici
j’suis ton homme

Si tu veux un boxeur
je monterai sur le ring pour toi
et si tu veux un docteur
j’ausculterai chaque pouce de toi
Si tu veux un chauffeur
monte à bord
ou si tu veux m’emmener faire un tour
tu sais que tu l’peux
j’suis ton homme

Ah, la lune est trop claire
la chaîne est trop serrée
la bête refuse de se coucher
J’ai passé en revue toutes les promesses
que je t’ai faites et n’ai pu tenir

Ah mais un homme n’a jamais reconquis une femme
en la suppliant à genoux
sinon je ramperais vers toi, poupée
et je tomberais à tes pieds
et je hurlerais à ta beauté
comme un chien en rut
et je te grifferais le cœur
et je déchirerais tes draps
Je dirais, Par pitié, par pitié
j’suis ton homme

Et si tu dois dormir
un instant sur la route
je prendrai le volant
Et si tu veux arpenter seule la rue
je disparaîtrai de ta vue
Si tu veux un père pour ton enfant
ou seulement marcher avec moi pour un temps
sur le sable
j’suis ton homme

Si tu veux un amant
je ferai tout ce que tu me demanderas
et si tu veux une autre sorte d’amour
je porterai un masque pour toi

Françoise Hardy – Dix heures en été

Cela s’écoute sur YouTube

Dix heures en été – 1996

Ten on a summer night

Comment décrire
le jardin dévasté ?
Dix heures du soir en été…

À quoi bon vous dire
la chaleur lourde
d’avant la foudre ?

La vie qui part
la terre qui s’ouvre
le feu aux poudres…

Dans leurs regards
entre leurs mains, la fin de l’histoire…

À tout jamais
la beauté niée
détournée…

L’orage éclaté
la pluie qui tombe
dans un fracas de fin du monde…

On aim’rait rire
des faux soupirs…
au moins lui dire…

Le vain miroir
qu’elle tend, les fards…
le vent qu’elle vend…

Comment décrire
tout le carnage
d’après l’orage ?

Dix heures en été:
la nuit qui tombe
dans un néant de fin du monde…

Il devrait fuir
les faux sourires
se dessaisir

du vain miroir
qu’elle tend, des fards
du vent qu’elle vend…

How to describe
The ravaged garden
At ten on a summer night

What’s the point of mentioning
The muggy heat
Before the lightning?

Life as it leaves
The earth that sunders
Bringing things to a head…

In their eyes
In their hands, the end of history…

Forever
Beauty denied
Diverted…

The storm breaks out
The rain now falls
In an end-of-the-world racket…

How laughable
The fake sighs…
At least tell him…

The vain mirror
She hands out, the make-up…
The wind she peddles…

How to describe
All that carnage
After the storm?

Ten on a summer night
The night falling
In an end-of-the-world void…

He ought to avoid
The fake smiles
Relinquish

The vain mirror
She holds out, the make-up
The wind she peddles…

Bob Dylan – Rainy day women No. 12 & 35

Filed under: Bob Dylan,English songs — chansongs @ 12:00 pm
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Cela s’écoute sur YouTube, Bob Dylan en concert au Texas vingt ans après.
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Rainy day women No. 12 & 35 – 1966
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Femmes des jours de pluie Numéros 12 et 35
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Well, they’ll stone you when you’re trying to be so good
They’ll stone you just like they said they would
They’ll stone you when you’re trying to go home
Then they’ll stone you when you’re there all alone
But I would not feel so all alone
Everybody must get stoned
=
Well, they’ll stone you when you’re walking on the street
They’ll stone you when you’re trying to keep your seat
They’ll stone you when you’re walking on the floor
They’ll stone you when you’re walking through the door
But I would not feel so all alone
Everybody must get stoned
=
They’ll stone you when you’re at the breakfast table
They’ll stone you when you are young and able
They’ll stone you when you’re trying to make a buck
They’ll stone you and then they’ll say, ‘Good luck’
Tell you what, I would not feel so all alone
Everybody must get stoned
=
Well, they’ll stone you and say that it’s the end
Then they’ll stone you and then they’ll come back again
They’ll stone you when you’re riding in your car
They’ll stone you when you’re playing your guitar
Yes, but I would not feel so all alone
Everybody must get stoned
=
Well, they’ll stone you when you are all alone
They’ll stone you when you are walking home
They’ll stone you and then say they are brave
They’ll stone you when you’re set down in your grave
But I would not feel so alone
Everybody must get stoned
=
Tu sais, elles te défonceront alors que t’essaies d’être parfait
Elles te défonceront comme elles disaient qu’elles le feraient
Elles te défonceront quand t’essaies de rentrer chez toi
Et puis elles te défonceront quand tu y es tout seul
Mais si j’étais toi j’me sentirais pas si seul
Tout le monde doit se défoncer
=
Tu sais, elles te défonceront alors que tu marches dans la rue
Elles te défonceront alors que t’essaies de garder ta place
Elles te défonceront quand tu marches dans la maison
Et puis elles te défonceront quand tu passes la porte
Mais si j’étais toi j’me sentirais pas si seul
Tout le monde doit se défoncer
=
Elles te défonceront pendant que tu prends le petit-déjeuner
Elles te défonceront alors que t’es jeune et capable
Elles te défonceront alors que t’essaies de te faire des ronds
Elles te défonceront et puis elles te diront Bonne chance
Laisse-moi te dire, moi j’me sentirais pas si seul
Tout le monde doit se défoncer
=
Tu sais, elles te défonceront et diront que c’est fini
Puis elles te défonceront et après elles reviendront
Elles te défonceront alors que tu es au volant
Elles te défonceront alors que tu joues de la guitare
Ouais, mais si j’étais toi j’me sentirais pas si seul
Tout le monde doit se défoncer
=
Tu sais, elles te défonceront même quand t’es tout seul
Elles te défonceront alors que tu rentres chez toi
Elles te défonceront et après elles diront qu’elles sont courageuses
Elles te défonceront quand on te mettra dans la tombe
Mais si j’étais toi j’me sentirais pas si seul
Tout le monde doit se défoncer
=
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