CHANSONGS

11/12/2016

Bob Dylan – A Hard Rain’s A-Gonna Fall

This is the song handpicked half a century later for the entertainment of the Nobel Prize glitterati out of absent Bob Dylan’s Father Christmas’s sack.
I’ve felt like translating it today to prove to myself that it doesn’t make any more sense in French than it does in English. I guess Patti Smith must have felt the same, blundering as she did not once but twice over the convoluted words – watch the performance here if you must. This lack of professionalism earned her a standing ovation – well, why not, since the lyricist himself was being anointed as a master writer?
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A Hard Rain’s A-Gonna Fall (1963)
=A Hard Rain’s A-Gonna Fall (1963)
Une forte pluie va tomber
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Oh, where have you been, my blue-eyed son?
Oh, where have you been, my darling young one?
I’ve stumbled on the side of twelve misty mountains
I’ve walked and I’ve crawled on six crooked highways
I’ve stepped in the middle of seven sad forests
I’ve been out in front of a dozen dead oceans
I’ve been ten thousand miles in the mouth of a graveyard
And it’s a hard, and it’s a hard, it’s a hard, and it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall
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Oh, what did you see, my blue-eyed son?
Oh, what did you see, my darling young one?
I saw a newborn baby with wild wolves all around it
I saw a highway of diamonds with nobody on it
I saw a black branch with blood that kept drippin’
I saw a room full of men with their hammers a-bleedin’
I saw a white ladder all covered with water
I saw ten thousand talkers whose tongues were all broken
I saw guns and sharp swords in the hands of young children
And it’s a hard, and it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall
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And what did you hear, my blue-eyed son?
And what did you hear, my darling young one?
I heard the sound of a thunder, it roared out a warnin’
Heard the roar of a wave that could drown the whole world
Heard one hundred drummers whose hands were a-blazin’
Heard ten thousand whisperin’ and nobody listenin’
Heard one person starve, I heard many people laughin’
Heard the song of a poet who died in the gutter
Heard the sound of a clown who cried in the alley
And it’s a hard, and it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
And it’s a hard rain’s a-gonna fall
=
Oh, who did you meet, my blue-eyed son?
Who did you meet, my darling young one?
I met a young child beside a dead pony
I met a white man who walked a black dog
I met a young woman whose body was burning
I met a young girl, she gave me a rainbow
I met one man who was wounded in love
I met another man who was wounded with hatred
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall
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Oh, what’ll you do now, my blue-eyed son?
Oh, what’ll you do now, my darling young one?
I’m a-goin’ back out ’fore the rain starts a-fallin’
I’ll walk to the depths of the deepest black forest
Where the people are many and their hands are all empty
Where the pellets of poison are flooding their waters
Where the home in the valley meets the damp dirty prison
Where the executioner’s face is always well hidden
Where hunger is ugly, where souls are forgotten
Where black is the color, where none is the number
And I’ll tell it and think it and speak it and breathe it
And reflect it from the mountain so all souls can see it
Then I’ll stand on the ocean until I start sinkin’
But I’ll know my song well before I start singin’
And it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard, it’s a hard
It’s a hard rain’s a-gonna fall
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Oh, où es-tu allé, mon fils aux yeux bleus ?
Oh, où es-tu allé, mon petit chéri ?
J’ai trébuché sur les flancs de douze montagnes brumeuses
J’ai marché et j’ai rampé sur six autoroutes tortueuses
J’ai pénétré au cœur de sept forêts tristes
Je suis sorti à la rencontre d’une douzaine d’océans morts
J’ai fait dix mille miles dans la bouche d’un cimetière
Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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Oh, qu’as-tu vu, mon fils aux yeux bleus ?
Oh, qu’as-tu vu, mon petit chéri ?
J’ai vu un nouveau-né avec des loups sauvages tout autour
J’ai vu une autoroute de diamants sans personne dessus
J’ai vu une branche noire dégouttant du sang
J’ai vu une salle pleine d’hommes et leurs marteaux saignaient
J’ai vu une échelle blanche entièrement sous l’eau
J’ai vu dix mille bavards, tous la langue brisée
J’ai vu des fusils et des épées tranchantes dans les mains de gamins | Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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Et qu’as-tu entendu, mon fils aux yeux bleus ?
Et qu’as-tu entendu, mon petit chéri ?
J’ai entendu le bruit du tonnerre, il a hurlé un avertissement
Entendu le rugissement d’une vague qui pourrait noyer la terre entière | Entendu cent joueurs de tambour dont les mains étaient en flammes | Entendu dix mille chuchoter et pas un n’écoutait
Entendu une personne mourant de faim, entendu beaucoup de gens rire | Entendu la chanson d’un poète mort dans le caniveau
Entendu le bruit que faisait un clown qui pleurait dans l’allée
Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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Qui as-tu rencontré, mon fils aux yeux bleus
Qui as-tu rencontré, mon petit chéri ?
J’ai rencontré un petit enfant auprès d’un poney mort
J’ai rencontré un homme blanc qui promenait un chien noir
J’ai rencontré une jeune femme dont le corps brûlait
J’ai rencontré une jeune fille, elle m’a donné un arc-en-ciel
J’ai rencontré un homme blessé par l’amour
J’ai rencontré un autre homme blessé par la haine
Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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Oh, que vas-tu faire maintenant, mon fils aux yeux bleus ?
Oh, que vas-tu faire à présent, mon petit chéri ?
Je retourne dehors avant que la pluie ne se mette à tomber
Je vais marcher jusqu’au fin fond de la forêt noire la plus dense
Où les gens sont nombreux et et ont les mains vides
Où les boulettes de poison saturent leurs eaux
Où la maison dans la vallée rencontre la prison sale et humide
Où la face du bourreau est toujours soigneusement voilée
Où la faim est hideuse, où les âmes sont oubliées
Où noir est la couleur, où zéro est le nombre
Et je le dirai et le penserai et l’exprimerai et le respirerai
Et le réfléchirai depuis la montagne afin que toutes les âmes le voient | Puis je me mettrai debout sur l’océan jusqu’à ce que je commence à couler | Mais je connaîtrai ma chanson bien avant de me mettre à chanter | Et c’est une forte, et c’est une forte, c’est une forte, et c’est une forte | C’est une forte pluie qui va tomber
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