CHANSONGS

22/09/2016

Leonard Cohen – You want it darker

Le tout dernier du grand homme, 82 printemps hier 21 septembre. Cela s’écoute sur YouTube.
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You want it darker Tu veux que ce soit plus sombre
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If you are the dealer, I’m out of the game
If you are the healer, it means I’m broken and lame
If thine is the glory then mine must be the shame
You want it darker
We kill the flame

Magnified, sanctified, be thy holy name
Vilified, crucified, in the human frame
A million candles burning for the help that never came
You want it darker
Hineni, hineni
I’m ready, my lord

There’s a lover in the story
But the story’s still the same
There’s a lullaby for suffering
And a paradox to blame
But it’s written in the scriptures
And it’s not some idle claim
You want it darker
We kill the flame

They’re lining up the prisoners
And the guards are taking aim
I struggled with some demons
They were middle class and tame
I didn’t know I had permission to murder and to maim
You want it darker
Hineni, hineni
I’m ready, my lord

Magnified, sanctified, be thy holy name
Vilified, crucified, in the human frame
A million candles burning for the love that never came
You want it darker
We kill the flame

If you are the dealer, let me out of the game
If you are the healer, I’m broken and lame
If thine is the glory, mine must be the shame
You want it darker

Hineni, hineni
Hineni, hineni
I’m ready, my lord

[Outro: Cantor Gideon Zelermyer]
Hineni
Hineni, hineni
Hineni

Si c’est toi qui donnes, je quitte le jeu
Si t’es le guérisseur, alors j’suis brisé et estropié
Si la gloire est à toi, la honte doit être pour moi
Tu veux que ce soit plus sombre
On noie la flamme

Magnifié, sanctifié, que ton nom saint
Soit diffamé, crucifié, dans le corps humain
Un million de bougies brûlent pour l’aide jamais venue
Tu veux que ce soit plus sombre
Hineni, hineni [Me voici, me voici]
Je suis prêt, Seigneur

Il y a un(e) amant(e) dans l’histoire
Mais l’histoire est toujours la même
Il y a une berceuse pour la souffrance
Et un paradoxe à blâmer
Mais c’est écrit dans les Écritures
Et ce n’est pas une simple allégation
Tu veux que ce soit plus sombre
On éteint la flamme

Ils font mettre les prisonniers en rang
Et les gardes les mettent en joue
J’ai lutté contre des démons
Ils étaient bourgeois et apprivoisés
Je ne savais pas que j’avais la permission de tuer et de mutiler | Tu veux que ce soit plus sombre
Hineni, hineni
Je suis prêt, Seigneur

Magnifié, sanctifié, que ton nom saint
Soit diffamé, crucifié, dans le corps humain
Un million de bougies brûlent pour l’amour jamais venu | Tu veux que ce soit plus sombre
On étouffe la flamme

Si c’est toi qui donnes, fais-moi sortir du jeu
Si t’es le guérisseur, je suis brisé et estropié
Si la gloire est à toi, la honte doit être pour moi
Tu veux que ce soit plus sombre

Hineni, hineni
Hineni, hineni
Je suis prêt, Seigneur


Hineni
Hineni, hineni
Hineni

 

01/01/2015

Jacques Brel : Le plat pays

Filed under: French songs,Jacques Brel — chansongs @ 12:00 pm
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Studio recording.
Olympia 1964.
In person.

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Le plat pays – 1963

The flat homeland

Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l’est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
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Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluies pour unique bonsoir
Avec le vent d’ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
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Avec un ciel si bas qu’un canal s’est perdu
Avec un ciel si bas qu’il fait l’humilité
Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu
Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s’écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
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Avec de l’Italie qui descendrait l’Escaut
Avec Frida la blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien
With the Northern Sea as terminal waste land
And waves of dunes to halt the waves
And rocks of a kind which the tides override
And which forever have their hearts at low tide
With an infinity of mist in the making
With the easterly, listen to it holding
This flat homeland of mine

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With only cathedrals for mountains
And black steeples for greasy poles
Where stone devils unhook the clouds
With the passing of days as sole venture
And only lanes of rain as farewells
With the westerly, listen to it claiming
This flat homeland of mine

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With a sky so low a canal lost its way
With a sky so low it begs humility
With a sky so grey a canal hanged itself
With a sky so grey it must be forgiven
With the northerly that tears itself apart
With the northerly, listen to it cracking
This flat homeland of mine

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With part of Italy if it flew down the Escaut
With Fair Frida when she becomes Margot
When the sons of November come back to us in May
When the plain is steaming and shivers through July

When the wind looks like laughter, when the wind fans the wheat
When the wind turns southward, listen to it singing
This flat homeland of mine

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Alain Bashung – Gaby oh Gaby

Filed under: Alain Bashung,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Cela s’écoute sur YouTube en studio ou sur scène.

Gaby oh Gaby – 1981 Gaby oh Gaby
J’fais mon footing au milieu des algues et des coraux
Et j’fais mes pompes sur les restes d’un vieux cargo
J’dis bonjour… Faut bien que je me mouille
C’est ma dernière surprise-party, je m’écrase le nez au hublot
J’ai mon contrat de confiance, l’encéphalo qu’y faut
J’ai du bol, j’en vois un qui rigoleGaby, oh Gaby, tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir, j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des golfes pas très clairs

En r’gardant les résultats d’son check-up
Un requin qui fumait plus a rallumé son clope
Ca fait frémir, faut savoir dire stop
Tu sais, tu sais c’est comme ce type qui voudrait que j’me soigne
Et qu’abandonne son clebs au mois d’août en Espagne
J’sens comme un vide, remets-moi Johnny Kidd

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir, j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des golfes pas très clairs

Gaby j’t’ai déjà dit qu’t’es bien plus belle que Mauricette
T’es belle comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette
J’la fais craquer, au feu les pompiers
Aujourd’hui c’est Vendredi et j’voudrais bien qu’on m’aime
J’sens qu’j’vais encore finir chez Wanda et ses sirènes
Et ses sirènes

Gaby, oh Gaby, tu devrais pas m’laisser la nuit
J’peux pas dormir, j’fais qu’des conneries
Gaby, oh Gaby, tu veux qu’j’te chante la mer
Le long, le long, long des golfes pas très clairs

Alors à quoi ça sert la frite si t’as pas les moules
Ca sert à quoi l’cochonnet si t’as pas les bou-ou-ou-ou-oules

I’m jogging amidst algae and coral
and doing my push-ups on the wreck of an old freighter
I say hello … Must get into it, what
That’s my last party, I flatten my nose against the porthole
I’ve got my trust agreement, the right encephalogram
I’m lucky, I see that one bloke there laughingGaby, oh Gaby, you shouldn’t leave me at night
I can’t sleep, I keep messin’ things up
Gaby, oh Gaby, you want me to sing of the sea
Along, along, along them not so clear gulfs

After a glance at his check-up
A shark that’s quit smoking lights up his fag again
It makes one shudder, one should know where to draw the line
You know, you know, it’s like this guy who says I should get treated
And then ditches his mutt in August in Spain
I feel like in a void. Play me that Johnny Kidd again

Gaby, oh Gaby, you shouldn’t leave me alone at night
I can’t sleep, I keep messin’ things up
Gaby, oh Gaby, you want me to sing of the sea
Along, along, along them not so clear gulfs

Gaby, I’ve already told you you’re much prettier than Mauricette
You’re as pretty as a firecracker waiting for a match
I light it. Fire! Fire! Call 911
Today’s Friday and I’d like someone to love me
I feel I’ll end up by Wanda and her sirens
And her sirens

Gaby, oh Gaby, you shouldn’t leave me at night
I can’t sleep, I keep messin’ things up
Gaby, oh Gaby, you want me to sing of the sea
Along, along, along them not so clear gulfs

So what’s the use of French fries if you haven’t got the mussels?
What use is there for a jack if you haven’t got the ba-a-a-a-alls?

Alain Bashung – Osez, Joséphine

Filed under: Alain Bashung,French songs — chansongs @ 12:00 pm
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Le dernier des Grands de la Chanson française ? En tout cas le seul qui ne chante jamais, mais parle ses chansons ou, au mieux, les psalmodie. Je l’aurai découvert sur le tard : le traducteur en moi est séduit par la complexité de ses textes ; en revanche, l’auditeur en moi ne supporte pas de l’écouter plus d’un quart d’heure. Essayez pour voir.

Celle-ci s’écoute sur YouTube.

Osez, Joséphine  1991
Dare, Josephine
Sonnerie à l’arrière des berlines
on devine
des monarques et leurs figurines
juste une paire de demi-dieux
livrés à eux
ils font des petits
ils font des envieux

à l’arrière des dauphines
je suis le roi des scélérats
à qui sourit la vie

marcher sur l’eau
éviter les péages
jamais souffrir
juste faire hennir
les chevaux du plaisir

osez, osez, Joséphine
osez, osez, Joséphine
plus rien ne s’oppose à la nuit
rien ne justifie

usez vos souliers
usez l’usurier
soyez ma muse
et que ne durent que les moments doux
durent que les moments doux
et que ne durent que les moments doux

osez, osez, Joséphine
osez, osez, Joséphine
plus rien ne s’oppose à la nuit
rien ne justifie

In the back seats of saloons
One can imagine
Monarchs and their figurines
Just a pair of demigods
Left to their own
They have imitators
They make people jealous

In the back seats of Dauphines
I am the king of villains
On whom life is smiling

Walking on water
Avoiding toll booths
Never having to suffer
Just having the horses
Of pleasure whinnying

Dare, dare, do, Josephine
Dare, do dare, Josephine
There’s nothing against the night any longer
Nothing justifies

Wear out your shoes
Wear out the usurer
Be my muse
And may only sweet moments endure
Only sweet moments endure
And may only sweet moments endure

Dare, dare, do, Josephine
Dare, do dare, Josephine
There’s nothing against the night any longer
Nothing justifies

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