CHANSONGS

09/10/2016

Charles Aznavour – La critique

Filed under: Charles Aznavour,French songs — marcel barang @ 5:51 pm
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La critique (2004) The critics
Ils sont là tranquilles sans la moindre bile
Lorsque l’on panique et que mort de trac
Tous nos membres claquent devant le public.
Avec un air sombre, ils guettent dans l’ombre
Armés d’un stylo, quoi qu’on dise ou fasse
De notre cuirasse, le moindre défaut.
De gauche ou de droite, ceux que l’on mandate
Pour faire un papier n’ont, je le présume
Pas trempé leur plume dans un bénitier.
Et que peut-on faire, pauvre pot de terre
Vulnérable et seul, lorsque l’on en crève
Rengainer ses rêves et fermer sa gueule ?
=
La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Frappé de nécrose, en lisant ces proses
Qui sauf exception, ressemblent oh surprise
À des entreprises de démolition.
Si certains paniquent et neurasthéniques
Consultent des psys, d’autres se libèrent
Remuent ciel et terre, étant Dieu merci
Du genre opiniâtre, sont prêts à se battre
Et pour être mieux, cherchent un autre style
Changent de profil, plantent des cheveux.
Ça ne change guère, il reste une guerre
De papier journal fait de mots qui touchent
Là où ça fait mouche, là où ça fait mal.
=
La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Sorti du calvaire des années galères
De crève-la-faim, des galas sordides
Des soirées à bidet lorsqu’on voit enfin
Son nom qui se niche en haut de l’affiche
Ça fait chaud au cœur, puis vient la première
Où faut se les faire, contrôlant sa peur.
Après la soirée, les dés sont jetés
Déjà dans le hall, c’est fait de silence
Inquiétant et dense, miel ou vitriol.
Que ce soit le sacre ou bien le massacre
Faudra faire avec, se dit en coulisses
L’artiste au supplice sans un poil de sec.
=
La critique, la critique, on a beau dire au fond
Que l’on s’en contrefout, la critique, la critique
Vous détruit le moral et vous en fout un coup.
=
Mais dis-toi que puisque tu as pris tes risques
T’as choisi ton bord, il te faut admettre
Que le sien est d’être, même s’il a tort
Celui qui informe, même s’il déforme
Souvent ta pensée, chacun sa manière
Et son savoir-faire, chacun son métier.
Les articles passent, d’autres prennent place
Dans les quotidiens, ainsi va la vie
Nul ne s’en soucie, nul ne s’en souvient.
Quand l’artiste en scène joue et se démène
Rien n’est important, adieu la critique
Salut le public, bravo le talent.
=
La critique, la critique, qu’elle vous porte aux nues
Ou en trois mots vous tue, la critique, la critique
Donne son unique opinion qu’est pas forcément du béton.
En fin de compte, seul le public a raison.
=
Here they are unworried and fret-free
While you panic frightened to death
All your limbs chattering before the audience.
Solemn-faced, armed with biros in the shadows
no matter what you do they keep an eye
for the least of your front’s flaws.
Left- or right-leaning, those that are mandated
to pen a piece do not, I take it
dip their quills into holy water
and what can you poor earthen pots do
vulnerable and alone, when it kills you having
to keep your dreams to yourself and shut your face?
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up.
=
Struck with necrosis as you read those pieces
which with the occasional exception resemble
what else is new, demolition works.
If some of us panic and consult shrinks
out of neurasthenia, others free themselves
and leave no stone unturned, being, thank God
of a tenacious kind and ready to fight
and, to get better, look for another style
change their profiles, and plant hairs.
Nothing much changes, the newspaper war remains
full of words that score
right where it matters, right where it hurts
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up.
=
Out of the Calvary of dog’s years
of starvation, sordid galas and failed reps
when you finally see your name
with its top billing up there
It’s heart-warming, but then comes the première
Where you must face them, fear in check.
Once the show is over, the dice are cast
already in the hall all is disquieting and dense
silence – honey or vitriol.
Be it coronation or extermination
I’ll have to live with it, the artist under torture
sweating profusely tells himself
=
The critics, the critics, for all your confiding
that you don’t give a shit, the critics, the critics
they crush your spirit and shake you all up
=
But tell yourself that since you took your risks
and chose your camp, you must admit
theirs is to be, even if they are wrong
the ones that inform, even if they often distort
what you meant: to each his style
and his know-how, to each his job.
Articles go stale, others take their place
in the dailies, such is life
Nobody cares, nobody remembers.
When the artist on stage plays and does his utmost
nothing else matters. Goodbye the critics
hello the audience, talent is all.
=
The critics, the critics, whether they praise you to the skies | or with three words slay you, the critics, the critics | give their unique opinions which are not necessarily watertight.
Ultimately, the public’s always right.
=

22/09/2016

Leonard Cohen – You want it darker

Le tout dernier du grand homme, 82 printemps hier 21 septembre. Cela s’écoute sur YouTube.
=

You want it darker Tu veux que ce soit plus sombre
=
If you are the dealer, I’m out of the game
If you are the healer, it means I’m broken and lame
If thine is the glory then mine must be the shame
You want it darker
We kill the flame

Magnified, sanctified, be thy holy name
Vilified, crucified, in the human frame
A million candles burning for the help that never came
You want it darker
Hineni, hineni
I’m ready, my lord

There’s a lover in the story
But the story’s still the same
There’s a lullaby for suffering
And a paradox to blame
But it’s written in the scriptures
And it’s not some idle claim
You want it darker
We kill the flame

They’re lining up the prisoners
And the guards are taking aim
I struggled with some demons
They were middle class and tame
I didn’t know I had permission to murder and to maim
You want it darker
Hineni, hineni
I’m ready, my lord

Magnified, sanctified, be thy holy name
Vilified, crucified, in the human frame
A million candles burning for the love that never came
You want it darker
We kill the flame

If you are the dealer, let me out of the game
If you are the healer, I’m broken and lame
If thine is the glory, mine must be the shame
You want it darker

Hineni, hineni
Hineni, hineni
I’m ready, my lord

[Outro: Cantor Gideon Zelermyer]
Hineni
Hineni, hineni
Hineni

Si c’est toi qui donnes, je quitte le jeu
Si t’es le guérisseur, alors j’suis brisé et estropié
Si la gloire est à toi, la honte doit être pour moi
Tu veux que ce soit plus sombre
On noie la flamme

Magnifié, sanctifié, que ton nom saint
Soit diffamé, crucifié, dans le corps humain
Un million de bougies brûlent pour l’aide jamais venue
Tu veux que ce soit plus sombre
Hineni, hineni [Me voici, me voici]
Je suis prêt, Seigneur

Il y a un(e) amant(e) dans l’histoire
Mais l’histoire est toujours la même
Il y a une berceuse pour la souffrance
Et un paradoxe à blâmer
Mais c’est écrit dans les Écritures
Et ce n’est pas une simple allégation
Tu veux que ce soit plus sombre
On éteint la flamme

Ils font mettre les prisonniers en rang
Et les gardes les mettent en joue
J’ai lutté contre des démons
Ils étaient bourgeois et apprivoisés
Je ne savais pas que j’avais la permission de tuer et de mutiler | Tu veux que ce soit plus sombre
Hineni, hineni
Je suis prêt, Seigneur

Magnifié, sanctifié, que ton nom saint
Soit diffamé, crucifié, dans le corps humain
Un million de bougies brûlent pour l’amour jamais venu | Tu veux que ce soit plus sombre
On étouffe la flamme

Si c’est toi qui donnes, fais-moi sortir du jeu
Si t’es le guérisseur, je suis brisé et estropié
Si la gloire est à toi, la honte doit être pour moi
Tu veux que ce soit plus sombre

Hineni, hineni
Hineni, hineni
Je suis prêt, Seigneur


Hineni
Hineni, hineni
Hineni

 

15/12/2015

Barbara – Nantes

Cela s’écoute sur YouTube.

Nantes – 1964
=
Nantes
=
Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin
=
Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m’était encore inconnue
Je n’y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage
=
Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d’espoir
Il a demandé à vous voir

=
A l’heure de sa dernière heure
Après bien des années d’errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu’il s’en était allé
Longtemps je l’avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu’il m’était revenu
=
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m’en souviens du rendez-vous
Et j’ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d’un couloir
=
Assis près d’une cheminée
J’ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l’habit du dimanche
Je n’ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J’ai rien dit, mais à leurs regards
J’ai compris qu’il était trop tard
=
Pourtant j’étais au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m’a jamais revue
Il avait déjà disparu
=
Voilà, tu la connais l’histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un “je t’aime”
=
Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l’ai couché dessous les roses/À l’ombre d’une rose rose (variante)
Mon père, mon père
=
Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin
=
It’s raining over Nantes
Do give me your hand
The sky of Nantes
Depresses me no end
=
On a morning like this one
Just a year ago now
The town looked this sallow
When I left the station
Nantes was still unknown to me
I had never been there
It took this message
For me to make the trip
=
Madam, be at the meeting point
25 rue de la Grange-au-Loup
Come quickly, there’s little hope

He’s been asking for you
=
At the last moment on his deathbed
After many years of wandering
He was back right in my heart
His cry was shattering the silence
Since he had gone away
I had long been longing for him
That vagrant, that missing person
And here he was, back to me
=
25 rue de la Grange-au-loup
I do remember the rendezvous
And I engraved in my memory
That room at the end of a corridor
=
Sitting close to a fireplace
I saw four men stand up
The light was cold and white
They were wearing their Sunday bests
I didn’t ask any questions
Of these strange companions
I said nothing, but from their looks
I understood it was too late
=
Yet I had kept the rendez-vous
25 rue de la Grange-au-loup
But he never saw me again
He was already gone
=
There, you know the story
He had come back one evening
And it was his last journey
And it was his last shore
He wanted before he died
To warm himself by my smile
But he died that very night
Without an “I love you” or a farewell
=
By the path along the sea
Lying in the garden of stones
I want that in peace he may rest
I laid him down beneath the roses/In the shade of a pink rose (variant)
My father, my father
=
It’s raining over Nantes
And I remember
The sky of Nantes
Leaves my heart bereft

01/01/2015

Georges Brassens – Avoir un bon copain

Cela s’écoute sur YouTube.

Avoir un bon copain 

Having a pal

[Refrain :]
Avoir un bon copain
voilà c´qu’il y a d´meilleur au monde
Oui, car un bon copain
c´est plus fidèle qu´une blonde
unis main dans la main à chaque seconde
on rit de ses chagrins
quand on possède un bon copain

C´est le printemps, on a vingt ans
le cœur et le moteur battent gaiement
droit devant nous sans savoir où
nous filons comme des fous
car aujourd´hui tout nous sourit
dans une auto on est bien entre amis
aussi chantons sur tous les tons
notre plaisir d´être garçons

(refrain)

Les aveux des amoureux
avouons-le maintenant c´est vieux jeu
c´est plus charmant qu’des longs serments
qui n´sont que des boniments loin des baisers
Pour se griser sur une route
il suffit de gazer le grand amour
ça dure un jour, l´amitié dure toujours

(refrain)

[Chorus:]
Having a pal
that’s what’s best in the world
Well, yes, ’cause a pal
is more faithful than a girlfriend
united hand in hand every single second
we laugh at our sorrows
when we have a pal

It’s springtime, we’re twenty
heart and engine pulse gaily
straight ahead without knowing where
we’re rushing forth like mad
’cause today we’re on top of the world
in a car it’s so nice being among friends
so let’s sing in every key
our pleasure at being boys

(chorus)

Avowals of love
let’s admit it are now passé
yet more charming than lengthy vows
which are but blarney far from kisses
To get tipsy on the road
dismissing passionate love is enough
it lasts one day, friendship lasts forever

(chorus)

Jean Ferrat : On ne voit pas le temps passer

Filed under: French songs,Jean Ferrat — chansongs @ 12:00 pm
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Listen to it here.

On ne voit pas le temps passer – 1965

Who knows where the time goes*

On se marie tôt à vingt ans
Et l’on n’attend pas des années
Pour faire trois ou quatre enfants
Qui vous occupent vos journées
Entre les courses la vaisselle
Entre ménage et déjeuner
Le monde peut battre de l’aile
On n’a pas le temps d’y penser[Refrain]
Faut-il pleurer, faut-il en rire
Fait-elle envie ou bien pitié
Je n’ai pas le cœur à le dire
On ne voit pas le temps passer
Une odeur de café qui fume
Et voilà tout son univers
Les enfants jouent, le mari fume
Les jours s’écoulent à l’envers
À peine voit-on ses enfants naître
Qu’il faut déjà les embrasser
Et l’on n’étend plus aux fenêtres
Qu’une jeunesse à repasser[Refrain]Elle n’a vu dans les dimanches
Qu’un costume frais repassé
Quelques fleurs ou bien quelques branches
Décorant la salle à manger
Quand toute une vie se résume
En millions de pas dérisoires
Prise comme marteau et enclume
Entre une table et une armoire

[Refrain]

They rush into marriage at twenty
And waste no time
Having three or four children
Keeping them busy day after day
What with the shopping and the washing
The cleaning and the cooking
The world may well have fallen off
They have no time to give it a thought[Chorus]
Should we cry or should we laugh
Are they to be envied or pitied
I’m not in the mood to say
Who knows where the time goesAn aroma of steaming coffee
That’s their entire universe
The kids are playing, the husband’s smoking
The days go by the wrong way round
They’ve hardly seen their children born
It’s time to kiss them off
With nothing left to hang outside the windows
But their own youth steam-ironed to tatters[Chorus]She’s seen in her Sundays
Nothing but a freshly ironed suit
A few flowers, a few twigs maybe
Decorating the living room
When an entire life comes down
To millions of trivial steps
Caught hammer-and-anvil-like
Between a table and a cupboard

[Chorus]

* Actually, the usual translation of the French expression is quite simply ‘time flies’.
X

Georges Brassens : Le pornographe

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Le pornographe – 1958

The pornographer

Autrefois, quand j’étais marmot
J’avais la phobie des gros mots
Et si je pensais « merde » tout bas
Je ne le disais pas
Mais
x
Aujourd’hui que mon gagne-pain
C’est de parler comme un turlupin
Je ne pense plus « merde », pardi
Mais je le dis
x
[Refrain :]
Je suis le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson
x
Afin d’amuser la galerie
Je crache des gauloiseries,
Des pleines bouches de mots crus
Tout à fait incongrus
Mais
x
En me retrouvant seul sous mon toit
Dans ma psyché je me montre au doigt
Et me crie: « Va te faire, homme incorrect
Voir par les Grecs »
x
[Refrain]
x
Tous les samedis je vais à confesse
M’accuser d’avoir parlé de fesses
Et je promets ferme au marabout
De les mettre tabou
Mais
x
Craignant si je n’en parle plus
De finir à l’Armée du Salut
Je remets bientôt sur le tapis
Les fesses impies
x
[Refrain]
x
Ma femme est,
soit dit en passant
D’un naturel concupiscent
Qui l’incite à se coucher nue
Sous le premier venu
Mais
x
M’est-il permis, soyons sincère
D’en parler au café-concert
Sans dire qu’elle a, suraigu
Le feu au cul ?
x
[Refrain]
x
J’aurais sans doute du bonheur

Et peut-être la Croix d’honneur
À chanter avec décorum
L’amour qui mène à Rome
Mais
x
Mon ange m’a dit: « Turlututu
Chanter l’amour t’est défendu
S’il n’éclot pas sur le destin
D’une putain »
x
[Refrain]
x
Et quand j’entonne, guilleret
À un patron de cabaret
Une adorable bucolique
Il est mélancolique
Et
x
Me dit, la voix noyée de pleurs
« S’il vous plaît de chanter les fleurs
Qu’elles poussent au moins rue Blondel
Dans un bordel »
x
[Refrain]
x
Chaque soir avant le dîner
À mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
x
N’me d’mandez pas d’chanter ça si
Vous redoutez d’entendre ici
Que j’aime à voir de mon balcon
Passer les cons
x
[Refrain]
x
Les bonnes âmes d’ici-bas
Comptent ferme qu’à mon trépas
Satan va venir embrocher
Ce mort mal embouché
Mais
x
Mais veuille le grand manitou
Pour qui le mot n’est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem
À l’heure blême
Le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson
x
Long ago, when I was a kid
I just couldn’t stand swearwords
And if I thought ‘shit’ on the quiet
I didn’t say it out loud
But
x
Now that my livelihood
Depends on talking crap
I no longer think ‘shit’, of course
But I say it
x
[Chorus:]
I’m the pornographer
Of the gramophone
The raunchy bard
Of popular song
x
To play to the gallery

I spit out bawdy jokes
Mouthfuls of crude expressions
Absolutely out of place
But
x
Finding myself alone back at home

In my mind’s eye I point at myself
And shout: ‘Rude man, sod
Off to the Greek Islands’
x
[Chorus:]
x
Every Saturday I go to church
To confess I babble about bums
And I firmly promise the marabout
To rule them taboo
But
x
Fearing if I no longer mention them
Of ending my life on charity
I soon bring up again
The impious buttocks
x
[Chorus]
x
My wife, by the way, is
Of a concupiscent nature
Which prompts her
To go to bed naked
Under the first comer
But
x
Am I allowed, let’s be frank
To mention it in music-halls
Without saying that she’s
Utterly randy?
x
[Chorus]
x
No doubt I’d have good fortune
And perhaps the Croix d’honneur
If I sang with due decorum
The love that leads to Rome
But
x
My angel told me ‘Fiddlesticks
Singing of love is forbidden you
If it doesn’t sprout out of
A whore’s lot’
x
[Chorus]
x
And when I strike up cheerfully
For the boss of a cabaret
A lovely bucolic song
He turns melancholic
And
x
Says to me, his voice choking with tears
‘If you fancy singing about flowers
At least have them grow in some
Patpong brothel’
x
[Chorus]
x
Every evening before dinner
Setting foot on my balcony
I look at the city folk
In the sunset
But
x
Don’t ask me to sing of that if
You’re afraid to hear here
That from my balcony l like to see
Jerks pass by
x
[Chorus]
x
The kind souls here below
Firmly expect that on my demise
Satan will come and skewer
This coarse dead body
But
x
But may the big noise up there
To whom the word means nothing
Admit into his Jerusalem
At the wan hour
The pornographer
Of the gramophone
The raunchy bard
Of popular song
x

Bob Dylan – Blowin’ in the wind

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Almost prehistory: listen to it here.

Blowin’ in the wind – 1962
=
Dans le souffle du vent
=
How many roads must a man walk down
Before you call him a man?
Yes, ’n’ how many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand?
Yes, ’n’ how many times must the cannon balls fly
Before they’re forever banned?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind
The answer is blowin’ in the wind
=
How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, ’n’ how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, ’n’ how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind
The answer is blowin’ in the wind
=
How many years can a mountain exist
Before it’s washed to the sea?
Yes, ’n’ how many years can some people exist
Before they’re allowed to be free?
Yes, ’n’ how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn’t see?
The answer, my friend, is blowin’ in the wind
The answer is blowin’ in the wind
=
Combien de routes doit un homme parcourir
avant qu’on l’appelle un homme ?
Oui, et combien de mers doit une blanche colombe franchir avant de dormir dans le sable ?
Oui, et combien de fois doivent tonner les canons
avant d’être interdits à jamais ?
La réponse, mon ami, est dans le souffle du vent ;
la réponse est dans le souffle du vent.
=
Combien de fois doit un homme lever la tête
avant de voir le ciel ?
Oui, et combien d’oreilles doit un homme avoir
avant qu’il entende les cris humains ?
Oui, et combien de morts faudra-t-il
avant qu’il sache que trop de gens sont morts ?
La réponse, mon ami, est dans le souffle du vent
la réponse est dans le souffle du vent
=
Combien d’années peut une montagne exister
avant d’être engloutie par la mer ?
Oui et combien d’années peuvent certains vivre
avant qu’il leur soit permis d’être libres ?
Oui, et combien de fois doit un homme détourner la tête pour faire semblant de n’avoir rien vu ?
La réponse, mon ami, est dans le souffle du vent
La réponse est dans le souffle du vent
=

Bob Dylan – Just like a woman

Filed under: Bob Dylan,English songs — chansongs @ 12:00 pm
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The version I prefer is here.
=

Just like a woman – 1966
=
Tout à fait comme une femme
=
Nobody feels any pain
Tonight as I stand inside the rain
Everybody knows that Baby’s got new clothes
But lately I see her ribbons and her bows
Have fallen from her curls
=
She takes just like a woman, yes she does
She makes love like a woman, yes she does
And then she aches just like a woman
But she breaks just like a little girl
=
Queen Mary, she’s my friend
Yes I believe I’ll go see her again
Nobody has to guess that Baby can’t be blessed
Till she sees finally that she’s like all the rest
With her fog, her amphetamine and her pearls
=
She takes just like a woman, yes she does
She makes love like a woman, yes she does
And then she aches just like a woman
But she breaks just like a little girl
=
It was raining from the first
And I was dying there of thirst
So I came in here and your long-time curse hurts
But what’s worse is this pain in here
I can’t stay in here. Ain’t it clear that I just don’t fit?
=
Yes, I believe it’s time for us to quit
But when we meet again, introduced as friends
Please don’t let on that you knew me when
I was hungry and it was your world
=
Ah, you take just like a woman, yes you do
You make love like a woman, yes you do
And then you ache just like a woman
But you break just like a little girl
=
Personne ne ressent la moindre douleur
Ce soir alors que je suis debout sous la pluie
Tout le monde sait que Bibiche a des vêtements neufs
Mais ces derniers temps je vois que les rubans noués
À ses boucles de cheveux sont tombés
=
Elle accapare tout à fait comme une femme, oh ça oui
Elle fait l’amour comme une femme, oh ça oui
Et puis elle souffre tout à fait comme une femme
Mais elle craque tout à fait comme une gamine
=
La reine Mary, c’est mon amie
Oui, je crois que je vais retourner la voir
Personne ne doit deviner que Bibiche ne peut être comblée
Tant qu’elle n’aura pas compris qu’elle est comme toutes les autres
Avec son brouillard, ses amphétamines et ses perles
=
Elle se sert tout à fait comme une femme
Elle fait l’amour comme une femme
Et puis elle souffre tout à fait comme une femme
Mais elle craque tout à fait comme une gamine
=
Il pleuvait depuis le début et je mourais de soif là dehors
Alors je suis entré et tes crampes récurrentes font mal
Mais le pire c’est la douleur ici dedans
Je ne peux pas rester ici. N’est-il pas évident
que ce n’est tout simplement pas ma place ?
=
Oui, je crois qu’il est temps qu’on se sépare
Quand on se rencontrera à nouveau, amis pour la galerie
Je t’en prie, ne dis pas que tu m’as connu quand
J’avais faim et que le monde était à toi
=
Ah, tu te sers tout à fait comme une femme, oh oui alors
Tu fais l’amour comme une femme, oh oui vraiment
Et puis tu souffres tout à fait comme une femme
Mais tu fonds en larmes tout à fait comme une gosse
=

Leonard Cohen – I’m your man

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I’m your man – 1988

J’suis ton homme

If you want a lover
I’ll do anything you ask me to
And if you want another kind of love
I’ll wear a mask for you
If you want a partner
Take my hand
Or if you want to strike me down in anger
Here I stand
I’m your man

If you want a boxer
I will step into the ring for you
And if you want a doctor
I’ll examine every inch of you
If you want a driver
Climb inside
Or if you want to take me for a ride
You know you can
I’m your man

Ah, the moon’s too bright
The chain’s too tight
The beast won’t go to sleep
I’ve been running through these promises to you
That I made and I could not keep

Ah but a man never got a woman back
Not by begging on his knees
Or I’d crawl to you baby
And I’d fall at your feet
And I’d howl at your beauty
Like a dog in heat
And I’d claw at your heart
And I’d tear at your sheet
I’d say please, please
I’m your man

And if you’ve got to sleep
A moment on the road
I will steer for you
And if you want to work the street alone
I’ll disappear for you
If you want a father for your child
Or only want to walk with me a while
Across the sand
I’m your man

If you want a lover
I’ll do anything you ask me to
And if you want another kind of love
I’ll wear a mask for you

Si tu veux un amant
je ferai tout ce que tu me demanderas
et si tu veux une autre sorte d’amour
je porterai un masque pour toi
Si tu veux un partenaire
prends ma main
ou si tu veux me descendre dans ta colère
me voici
j’suis ton homme

Si tu veux un boxeur
je monterai sur le ring pour toi
et si tu veux un docteur
j’ausculterai chaque pouce de toi
Si tu veux un chauffeur
monte à bord
ou si tu veux m’emmener faire un tour
tu sais que tu l’peux
j’suis ton homme

Ah, la lune est trop claire
la chaîne est trop serrée
la bête refuse de se coucher
J’ai passé en revue toutes les promesses
que je t’ai faites et n’ai pu tenir

Ah mais un homme n’a jamais reconquis une femme
en la suppliant à genoux
sinon je ramperais vers toi, poupée
et je tomberais à tes pieds
et je hurlerais à ta beauté
comme un chien en rut
et je te grifferais le cœur
et je déchirerais tes draps
Je dirais, Par pitié, par pitié
j’suis ton homme

Et si tu dois dormir
un instant sur la route
je prendrai le volant
Et si tu veux arpenter seule la rue
je disparaîtrai de ta vue
Si tu veux un père pour ton enfant
ou seulement marcher avec moi pour un temps
sur le sable
j’suis ton homme

Si tu veux un amant
je ferai tout ce que tu me demanderas
et si tu veux une autre sorte d’amour
je porterai un masque pour toi

Françoise Hardy – Dix heures en été

Cela s’écoute sur YouTube

Dix heures en été – 1996

Ten on a summer night

Comment décrire
le jardin dévasté ?
Dix heures du soir en été…

À quoi bon vous dire
la chaleur lourde
d’avant la foudre ?

La vie qui part
la terre qui s’ouvre
le feu aux poudres…

Dans leurs regards
entre leurs mains, la fin de l’histoire…

À tout jamais
la beauté niée
détournée…

L’orage éclaté
la pluie qui tombe
dans un fracas de fin du monde…

On aim’rait rire
des faux soupirs…
au moins lui dire…

Le vain miroir
qu’elle tend, les fards…
le vent qu’elle vend…

Comment décrire
tout le carnage
d’après l’orage ?

Dix heures en été:
la nuit qui tombe
dans un néant de fin du monde…

Il devrait fuir
les faux sourires
se dessaisir

du vain miroir
qu’elle tend, des fards
du vent qu’elle vend…

How to describe
The ravaged garden
At ten on a summer night

What’s the point of mentioning
The muggy heat
Before the lightning?

Life as it leaves
The earth that sunders
Bringing things to a head…

In their eyes
In their hands, the end of history…

Forever
Beauty denied
Diverted…

The storm breaks out
The rain now falls
In an end-of-the-world racket…

How laughable
The fake sighs…
At least tell him…

The vain mirror
She hands out, the make-up…
The wind she peddles…

How to describe
All that carnage
After the storm?

Ten on a summer night
The night falling
In an end-of-the-world void…

He ought to avoid
The fake smiles
Relinquish

The vain mirror
She holds out, the make-up
The wind she peddles…

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